Le vélo électrique va-t-il sauver le secteur en crise ?

Le monde du cyclisme est bouleversé par le coronavirus. Le confinement a entraîné un report des compétitions cyclistes et une chute drastique des ventes de vélos. Si la crise économique sera dure à court terme, le secteur peut compter sur les montures électriques pour remonter la pente.

 

Les ventes de vélos en France, chiffrées à 2,5 millions en 2019, se sont effondrées avec le confinement

Les courses cyclistes ont toutes été annulées en Europe. Le Tour de France a été reporté, au mieux, au mois de septembre. Mais ce n’est pas parce que, côté sportif, le vélo ne va pas très bien que c’est la catastrophe pour le monde du cycle. Au contraire même, le marché de la petite reine a été très porteur en 2019 puisque l’industrie a encore progressé de 10%, à plus de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

 

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On a vendu plus de 2,5 millions de vélos et les perspectives sont très bonnes, malgré la crise sanitaire et la crise économique. Certes, à court terme, la crise économique va faire mal. La plupart des revendeurs sont restés fermés pendant plus d’1 mois. Les ventes se sont effondrées. A part des home-trainers, on pas vendu grand-chose dans cet univers depuis la mi-mars. Mais, il y a une tendance de fond qui va sans doute être accélérée par la crise qui porte ce secteur.

 

Le vélo électrique, qui pèse 15% des ventes mais 45% du chiffre d’affaires, offre des perspectives au marché

Le marché du vélo est en effet de plus en plus tiré par celui du vélo électrique. Les Français s’équipent de plus en plus. Ils en ont encore acheté presque 300.000 l’an dernier. Les vélos électriques ne représentent que 15 % des ventes en volume, mais 45,2 % en valeur. L’Union Sport & Cycle, qui recueille ses chiffres, estime que la barre du million de vélos électriques vendus par an pourrait être dépassée à horizon 2024-2025. Les Français veulent être à la fois plus écolos et plus sportifs ; moins polluer et moins grossir.

 

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Du coup, on fait du vélo. Les villes ont compris que les cyclistes devenaient une clientèle électorale à séduire. Elles investissent donc dans les pistes cyclables, ce qui renforce l’attrait du vélo. Quand vous avez en plus une crise sanitaire qui pousse les gens à éviter les transports en commun, tout est réuni pour qu’on fasse plus de vélo et pour que cela tire le marché en volume, comme en valeur, vers le haut.

 

David Barroux