Comment le monde du sport va-t-il survivre au coronavirus?

Le monde du sport est frappé de plein fouet par la crise du coronavirus. A la clé, des pertes colossales pour les médias sportifs et un risque de disparition pure et simple des acteurs les plus fragiles du secteur.

 

Les annulations et reports de compétition ne sont pas une catastrophe

Pour le monde du sport, la crise du coronavirus a un impact mondial. A part pendant les grands conflits du XXème siècle, on a jamais vécu ça. Les jours se suivent et les annulations ou les reports de grands événements se succèdent. Hier, on a eu la confirmation que l’Euro 2020 de foot ne se jouerait pas en 2020 mais en 2021. Roland Garros sera, au mieux, décalé de ce printemps à septembre prochain.

 

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La grande classique cycliste Paris-Roubaix est aussi reportée à des jours meilleurs et la menace plane au-dessus des Jeux Olympiques de Tokyo ou le prochain Tour de France. Toutefois, il n’y a que des perdants. Pour les fans, c’est un désagrément mais franchement pas une catastrophe.

 

 

Un gros coup dur pour BeIn, RMC Sport ou les sites de paris sportifs

Il faut relativiser et se dire que le PSG reviendra encore plus fort dans un an. Mais le sport ce n’est pas qu’un divertissement, c’est aussi une activité économique. Sur ce terrain, c’est catastrophique pour les clubs et les équipes professionnelles qui vont devoir payer des salaires tout en perdant des recettes dans des proportions encore impossibles à chiffrer.

 

 

C’est aussi terrible pour les fédérations et les ligues, qui ont vendu des retransmissions à des chaînes et qui ne savent pas si elles vont toucher des recettes vitales pour elles. C’est un vrai coup dur pour les chaînes de sport comme BeIn ou RMC Sport, moins pour Canal qui n’a pas mis tous ses œufs dans le panier sportif. Enfin, c’est désastreux pour les sites de paris sportifs ou pour le journal l’Equipe, et pas très bon pour les bars qui se remplissaient les soirs de matchs.

 

 

Une crise potentiellement fatale pour les petits acteurs du sport

Comme dans toute crise, les forts et les puissants vont moins souffrir que les faibles. Les plus grands comme Neymar ou Nadal vont être payés ou continuer de toucher des cachets publicitaires. En plus, ils ont eu le temps de mettre de l’argent de côté. ASO qui organise le Tour de France est riche, ils peut se permettre une année blanche. En cyclisme l’équipe Ineos, ex-Sky, financée par un milliardaire peut survivre à 12 mois sans recettes.

 

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Mais les petites équipes, les sports mineurs, les athlètes qui ne peuvent compter que sur les JO et pour qui la chance d’une vie va peut-être leur passer sous le nez risquent de perdre tout, ou presque. Surtout que si le gouvernement se dit prêt à voler au secours des entreprises, je ne suis pas sûr qu’il pense prioritaire de renflouer un club de Ligue 1 qui n’arrive pas à payer ses salaires… 

 

David Barroux