Coronavirus : faire ses courses est-il encore possible?

Les Français se sont précipités hier dans les supermarchés. Combien de temps va-t-on pouvoir échapper aux pénuries alimentaires ?

 

Habituellement, les Français consomment 1/3 de leurs repas en extérieur

Ce n’est pas la méthode Coué : la chaîne agroalimentaire va tenir. De la fourche à la fourchette, du monde agricole au consommateur final en passant par les industriels de la transformation et les groupes de distribution, tout va s’organiser pour que l’on puisse se nourrir. Peut-être moins bien que d’habitude, avec moins de produits frais, mais il n’y aura pas de pénuries alimentaires. Il est vrai qu’hier, beaucoup ont acheté par précaution.

 

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Leur panique est compréhensible, puisqu’on va tous être enfermé chez soi plusieurs jours. Usuellement, on prend presque un 1/3 de nos repas à l’extérieur, à la cantine ou au restaurant. Là, il faut nourrir beaucoup de monde à la maison, donc on fait des courses. Si le système va tenir, c’est déjà parce que maintenant qu’on a fait des stocks, on va consommer nos réserves et moins acheter.

 

 

Moins de produits importés et de références en magasins

Ensuite, parce qu’on va comprendre qu’on peut encore aller faire ses courses, il va sans doute y avoir une forme de contingentement. Cela prendra peut-être un peu de temps mais du temps, on va en avoir. De plus, on va sans doute assister à une explosion du drive ; quant au e-commerce, il devrait continuer de fonctionner. Certes, des produits en particulier importés vont manquer. Mais l’agroalimentaire est un secteur d’importance vitale.

 

 

Il va donc y avoir des dérogations pour que les usines et les magasins tournent. Le gouvernement vient d’assouplir les règles sur le travail de nuit ou le week-end pour la production, la logistique et la vente. La chaîne alimentaire ne peut pas s’arrêter. Pour être plus efficaces, les groupes agroalimentaires vont par exemple réduire le nombre de références. On aura la quantité, pas forcément la diversité. Mais on ne va pas mourir de faim. 

 

David Barroux