Facebook, Google, Amazon et Apple sont-ils en crise ?

Sur le plan économique, la crise du coronavirus ne fait pas que des perdants. Les entreprises américaines du numérique continuent de fédérer des utilisateurs et accroissent leur puissance boursière.

 

Le chiffre d’affaires d’Amazon en hausse de 26% depuis le début 2020

Les fameux Gafam, Google, Apple, Facebook et Amazon ont présenté leurs résultats pour le premier trimestre 2020. Franchement, quand on regarde leurs chiffres, il est dur de croire que la moitié de la population est confinée chez elle. L’activité économique tourne au ralenti pour tout le monde mais pas pour eux. Sur les 3 premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires d’Amazon a progressé de 26%.

 

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Chez les autres géants américains du digital, même si les performances sont un peu moins fortes, elles restent exceptionnelles. Les rentrées publicitaires ont un peu marqué le pas chez Google et Facebook entre la mi-mars et la mi-avril. Mais depuis les annonceurs sont de retour. Leur bonne santé ne date pas d’hier. Ces acteurs étaient en croissance avant la crise.

 

 

Un choc économique peut les ralentir mais pas les faire dérailler, car ils sont au cœur de notre quotidien. En plus, ils proposent des services essentiellement dématérialisés. Apple vend bien sûr des iPhone et Amazon doit livrer des biens physiques, mais ce sont majoritairement des acteurs du service numérique à distance.

 

La capitalisation boursière de Tesla vaut 20 fois celle de Renault

On a encore plus besoin d’eux quand on est confiné. Le e-commerce d’Amazon n’a jamais été aussi utile. Les utilisateurs de Facebook et de ses services comme Instagram ou Whatsapp ont bondi de 11% à 3 milliards de personnes par mois. On est dans un monde qui profite plus aux Netflix qu’aux salles de cinéma.

 

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S’ils devaient ralentir ou chuter en Bourse, leur recul serait sans doute proportionnellement moins fort que celui de leurs rivaux. Microsoft, à lui tout seul, vaut plus en Bourse que tout le CAC40. La capitalisation boursière de Tesla vaut plus de 20 fois celle de Renault.

 

 

En fait, la crise est un accélérateur de tendances qui nous pousse encore plus vite vers un monde digital. Demain, on fera plus de télétravail. On passera encore plus de temps sur nos écrans. Tout cela va favoriser les acteurs de la révolution numérique et encore plus ceux qui dominent ce monde. Ils sont riches, ont des bases installées gigantesques, ont recruté les meilleurs ingénieurs et sont sans pitié.

 

David Barroux