Chevaux mutilés : Plus de 130 enquêtes ouvertes, annonce Julien Denormandie

Julien Denormandie, le ministre de l’Agriculture, était l’invité de la matinale de Guillaume Durand, ce mardi 8 septembre. Réagissant à l’affaire des mutiliations de chevaux, il a dénoncé « des actes d’une cruauté infinie ». Au lendemain de l’arrestation d’un homme (qui depuis l’interview a été relâché sans poursuites NDR), il assure qu’aucune piste n’est écartée, et précise que 130 enquêtes ont été ouvertes dans la moitié des départements français.

 

« Eviter absolument le confinement », affirme Julien Denormandie

Julien Denormandie plaide pour « la responsabilité collégiale », face à la menace d’une deuxième vague de l’épidémie de coronavirus. Le ministre de l’Agriculture, venu dans le studio de Radio Classique avec un masque, a souligné qu’il fallait « éviter absolument de devoir reconfiner », insistant sur l’impact économique et social très négatif pour les Français. Il a résumé cet impératif en précisant que les mesures sanitaires protègent notre santé, mais aussi nos emplois. Julien Denormandie a aussi rappelé les bonnes pratiques en ce qui concerne les tests, déplorant les longues files d’attentes devant les laboratoires : « A quel moment faut-il se faire tester ? Lorsque vous présentez des symptômes, ou que par votre comportement personnel ou professionnel vous pouvez contaminer les autres. S’il n’y a pas d’autres finalités que de savoir si vous avez le coronavirus, il n’y a pas d’intérêt à se faire tester ».

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L’épidémie va-t-elle amener le gouvernement à décaler le plan de relance ? A cette question de Guillaume Durand, Julien Denormandie répond par la négative : « c’est un faux débat. Les crédits seront votés dès la fin de l’année, et les mesures, en grande partie, seront appliquées dès le 1er janvier ». Autre sujet de préoccupation, les négociations commerciales entre la France et la Grande-Bretagne au sujet de la pêche dans les eaux britanniques. Le ministre de l’Agriculture a tenté de se montrer rassurant, même si « le problème avec les divorces, c’est que ça se termine rarement bien ». Il a précisé que le gouvernement français et la Commission européenne se montrent « d’une grande exigence et d’une grande fermeté » dans les négociations commerciales avec la Grande-Bretagne pour défendre les intérêts français : «Il est incroyablement important que les pêcheurs français puissent pêcher dans les eaux britanniques ».

 

Chevaux mutilés : Julien Denormandie dénonce « des actes d’une cruauté infinie »

S’agissant enfin de l’affaire des chevaux mutilés, Julien Denormandie a annoncé que 130 enquêtes ont été ouvertes dans la moitié des départements de France. Hier un homme d’une cinquantaine d’années a été placé en garde à vue, avant d’être relâché ce matin sans poursuites. Le ministre de l’Agriculture a complété le profil du suspect : « ces actes de barbarie ont été fait avec un certain professionnalisme, par des personnes qui savent manier un poney ». Il a aussi détaillé les mutilations subies par les animaux : « il s’agit d’actes d’une cruauté infinie, des actes de barbarie prodigués sur des chevaux, des poneys. On coupe l’oreille, on arrache les parties génitales, on enlève les yeux, parfois on vide l’animal de son sang ».

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Aucune piste n’est exclue : « groupe d’individus répondant à des objectifs inconnus qui ne revendiquent pas ou mimétisme ? L’enquête le dira ». Julien Denormandie a en tous cas appelé les agriculteurs à ne pas se faire justice soi-même : « il faut appeler les 17, les gendarmes arriveront très vite ». Des gendarmes particulièrement mobilisés par cet affaire, a souligné le ministre, précisant que « les moyens sont mis sur la table ».

Béatrice Mouedine

 

 

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