Procès des attentats de janvier 2015 : Face aux zones d’ombres, il y a eu le temps de l’enquête, assure Stéphane Noël

Stéphane Noël, président du tribunal judiciaire de Paris était l’invité de la matinale de Guillaume Durand ce mercredi 2 septembre, jour de l’ouverture du procès historique des attentats de janvier 2015, à Charlie Hebdo, Montrouge et l’Hyper Cacher.

Attentats de janvier 2015 : Stéphane Noël a salué le travail des juges d’instructions

C’est un procès hors norme qui s’est ouvert ce matin au sein du nouveau palais de justice de Paris, situé porte de Clichy dans le 17ème arrondissement. Se tenant sous haute sécurité, le procès, qui va durer 2 mois, est filmé et a lieu dans 4 salles d’audiences, en présence de centaines de parties civiles, d’avocats, de journalistes et de public.

 

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Alors que certains affirment qu’il y restera forcément des zones d’ombres, en raison de la mort ou de la disparition de suspects, Stéphane Noël met en avant « le temps de l’enquête, une enquête approfondie par des services de police spécialisés et des juges d’instructions ». Le président du tribunal judiciaire de Paris rappelle que la justice devra établir la preuve de la culpabilité des accusés dans le box au regard des principes juridiques. Un élément « essentiel » selon lui car « les terroristes s’en sont pris à des valeurs sacrées de notre pays ».

 

Charlie Hebdo a republié les caricatures de Mahomet

Alors que Charlie Hebdo a décidé de republier les caricatures de Mahomet de 2006, y aura-t-il des tentatives judiciaires pour interdire le droit au blasphème ? Une question de Guillaume Durand à laquelle Stéphane Noël a répondu « c’est possible », tout en rappelant que le droit à la caricature a déjà été reconnu par la justice. Dernier point abordé par Guillaume Durand, le probable effort budgétaire pour la justice pénale dans le prochain budget.

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Stéphane Noël s’est dit satisfait de voir que le gouvernement porte une attention particulière au fonctionnement de l’institution judiciaire : « Le budget de la justice est en progression depuis plusieurs années, mais il est bien en-deçà de la norme européenne, s’il y a des engagements supplémentaires ; on ne peut que s’en féliciter ». Il préconise notamment d’investir pour moderniser le fonctionnement des tribunaux, soulignant que pendant le confinement, les fonctionnaires de la justice n’ont pas pu télétravailler.

Béatrice Mouedine

 

 

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