Eric Dupont-Moretti, le nouveau ministre de la Justice, s’est-il assagi ?

Eric Dupont-Moretti le nouveau ministre de la Justice est à la Une de plusieurs de vos hebdos ce matin. Sa mine est grave et il se tient comme s’il allait monter sur un ring.

 

« Personne n’aurait l’idée sotte de me proposer [le poste de ministre de la Justice] » a déclaré Eric Dupont-Moretti en 2018

« La Bombe à retardement » en couverture de l’Obs, « Touche pas au Grizzly » s’amuse le Point. « Maestro ou Charlatan ? » s’interroge de son côté Valeurs Actuelles, qui démarre avec cette anecdote il y a deux ans : la star du barreau est invité sur un plateau de télévision, on lui demande : Si on vous proposait le poste de ministre de la Justice, vous accepteriez ? « Dupont Moretti n’avait pu réprimer un fou rire », rapporte Raphaël Stainville, « Personne n’aurait jamais l’idée sotte, totalement saugrenue, invraisemblable, de me proposer cela » avait-il répondu.

 

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« Deux ans plus tard, nous y sommes, et la bête noire des magistrats marche aujourd’hui d’un pas léger » écrit Mathieu Delahousse dans l’Obs : « Habitué des incidents de séances, il semble soudainement paralysé par la peur de la petite phrase de trop». Dupont-Moretti fait sa mue, et il se sait attendu au tournant.

 

Patrick Balkany s’est séparé de son avocat Eric Dupont-Moretti car il a déclaré ne plus pouvoir le payer

Attendu à Bobigny pour son premier jour par les magistrats, attendu aussi par les détenus, qui, rapporte Mathieu Delahousse ont poussé des cris enthousiastes lors de sa visite à la prison de Fresnes. Mais ce n’est pas seulement le costume de ministre qui intéresse vos hebdos, il y a aussi celui d’avocat. « Un ténor et quelques fausses notes » : Violette Lazard dans l’Obs revient sur ses plaidoiries agressives qui mettaient mal à l’aise. Dupont-Moretti, énigmatique aussi sur la question des honoraires.

 

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Anecdote croustillante pour finir, elle concerne la défense de Patrick Balkany, stoppée nette en plein procès rappelez-vous. « Nous ne sommes pas partis fâchés, l’ancien maire de Levallois-Perret nous a même écrit une lettre très sympathique », se souvient le collaborateur d’Eric Dupont-Moretti, Maître Antoine Veil. « En fait, Patrick Balkany ne nous a pas gardé, poursuit l’avocat, car il a déclaré qu’il ne pouvait pas nous payer ».

Marc Bourreau

 

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