Le système scolaire a fait preuve de résilience pendant le confinement, affirme Laurent Bigorgne

Laurent Bigorgne, directeur de l’institut Montaigne était l’invité de Guillaume Durand ce mardi 1er septembre. En ce jour de rentrée des classes, il a salué l’efficacité du système éducatif français pendant le confinement. Proche de Jean-Michel Blanquer, il a aussi affirmé que le dédoublement des classes de CP et CE1 en zone prioritaire était « la plus grosse mesure prise en France » dans le domaine de l’éducation.

Le système scolaire a perdu 1 élève sur 10 selon Laurent Bigorgne

En pleine crise du coronavirus, la rentrée scolaire 2020 est source de forte inquiétude chez les parents. Malgré cela, 80% des Français trouvent positifs ce retour en classe, comme l’établissent plusieurs enquêtes d’opinion citées par Laurent Bigorgne. Il a également souligné au micro de Guillaume Durand que les services de statistiques de l’Education Nationale ont constaté un taux de satisfaction « plutôt élevé » auprès des 100 000 personnes interrogées sur le confinement.

 

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Sans donner de chiffre précis, l’essayiste affirme que ces études ont montré « une confiance dans l’institution scolaire, et une bienveillance vis-à-vis des enseignants ». Quid alors du décrochage constaté dans les milieux populaires ? Laurent Bigorgne reconnaît que le système scolaire « a perdu 1 élève sur 10, ce qui est considérable », mais il estime que ce même système a « fait preuve d’une résilience loin de l’image caricaturale qu’on a voulu en donner ».

 

Laurent Bigorgne : « Les rémunérations de début de carrière posent un problème »

Il insiste sur la nécessité de communiquer les futurs résultats des évaluations dans les classes très importantes, CP, CE1, 6ème et 2nde , ajoutant qu’« il y aura un bilan d’ici la Toussaint, qui permettra de trouver des remèdes ». Laurent Bigorgne, qui ne cache pas sa proximité avec le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, a salué le dédoublement des classes de CP et CE1 en zone prioritaire, « la plus grosse mesure [éducative] jamais prise en France » selon lui.

 

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Il a pointé les erreurs commises lors de la création des ZEP dans les années 80 : « les moyens n’ont pas suivi. Les profs les plus jeunes, les moins payés étaient affectés dans les ZEP, les plus anciens, mieux payés, ont demandé leur mutation. Résultat : il y a eu moins d’argent dans les ZEP que dans Paris centre ! » Autre écueil, l’attractivité du métier d’enseignant. « Les rémunérations de début de carrière posent un problème », assure Laurent Bigorgne, rappelant que Jean-Michel Blanquer est « prêt à mettre 400 millions d’euros sur la table », un point qui sera discuté au Parlement cet automne dans le cadre du projet de loi de finance.

Béatrice Mouedine

 

 

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