Coronavirus : les pédiatres « inquiets » avant la rentrée scolaire

Une deuxième vague de contamination au coronavirus n’est pas exclue après le rebond du nombre de cas ces dernières semaines. Alors dans ce contexte, les journaux se demandent comment va se passer la rentrée scolaire, car les pédiatres sont inquiets.

Protocole sanitaire : Les Echos indiquent que le scénario envisagé par l’Education nationale est en décalage avec la situation actuelle

Sud-Ouest parle « d’une drôle de rentrée », le journal Les Echos évoque les « Menaces sur la rentrée scolaire ». C’est « Une rentrée qui pose question » pour le Courrier Picard. Et parmi ces questions, Ouest-France se demande si la rentrée peut être retardée. Elle est prévue le 1er septembre mais le syndicat majoritaire du primaire, le SNUipp-FSU demande un décalage. Tous les journaux sont formels, le protocole sanitaire dévoilé pendant l’été n’est plus à jour.

 

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Je cite les Echos : « Le scénario principal envisagé en juillet par l’Education nationale pour la rentrée scolaire semble en décalage total avec la situation actuelle : pas de distanciation physique si cela ne permet pas d’accueillir tous les élèves, pas d’obligation de limiter les brassages entre élèves, port du masque requis pour les adultes et enfants de plus de 11 ans uniquement si la distance d’un mètre ne peut être garantie »

 

Jean-Michel Blanquer avait plaidé en juillet pour une « rentrée normale »

Et pour l’instant, pas de nouvelles règles alors que la date approche : « on a un peu l’impression que le ministère fait comme si la rentrée était ordinaire » déclare au Courrier Picard la secrétaire générale du SNUIPP FSU. L’objectif du ministre de l’Education est en effet d’avoir une « rentrée normale », Sud-Ouest rappelle les propos de Jean-Michel Blanquer en juillet.Tout le monde éducatif attend sa prochaine prise de parole, programmée mercredi prochain.

 

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En attendant la député LREM Anne Brugnera, spécialiste des questions d’éducation, décrit le plan B envisagé aux Echos : « soit on arrive à trouver des locaux supplémentaires pour casser les classes et faire de plus petits groupes qui permettent le respect de la distanciation, soit on maintient le groupe classe mais en respectant cette distanciation, soit on fait un emploi du temps différencié pour les enfants ». Certains enfants iraient à l’école lundi et mardi, d’autres jeudi et vendredi. Avec ce plan, il faudra bien garder ses enfants, ce qui risque de pénaliser l’économie.

 

Augustin Lefebvre

 

 

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