Donald Trump ne cesse de faire parler de lui. Hier encore, il comparaissait devant la cour d’appel de Washington. Quoi que l’on pense de lui, il reste celui qui donne le tempo de la campagne présidentielle américaine, malgré ses déboires avec la justice dont il devrait sortir gagnant sur le plan de son éligibilité.
Impassible devant les trois juges de la cour d’appel de Washington, Donald Trump s’est présenté ce mardi librement (il n’y était pas contraint, ce qui montre sa grande décontraction) ; et a laissé parler ses avocats qui ont affirmé que l’ex-président jouissait d’une immunité absolue pour tous ses actes lorsqu’il était à la Maison Blanche.
On reproche à Trump ses tentatives présumées illicites d’inverser le résultat de la présidentielle de 2020 ; mais les juges ne se sont guère montrés convaincus de la culpabilité du prévenu. Le procès s’ouvrira normalement le 4 mars : affaire à suivre.
Un rejet de Donald Trump de l’élection présidentielle ne s’appuierait sur aucun jugement
Ces dernières semaines, deux sentences d’inéligibilité à l’encontre de Donald Trump ont été prononcées par la Cour suprême du Colorado et par l’Etat du Maine. Pour être effectives, ces procédures sont suspendues au jugement de la Cour suprême fédérale les concernant – c’est légalement inattaquable.
Or, il n’y a presque aucune chance que la Cour suprême donne raison aux deux Etats sur l’inéligibilité de Trump pour sa participation à l’insurrection du 6 janvier 2021. Pas seulement parce que Trump a nommé 3 juges conservateurs, ce qui donne 6 traditionnalistes sur 9 magistrats, mais aussi et surtout parce que l’homme d’affaires n’a pas fait l’objet, à ce jour, d’une condamnation par la justice pour son incitation à l’insurrection menée il y a 3 ans.
Il apparaît donc illégal de l’écarter de la présidentielle sans s’appuyer sur un jugement adéquat. Cela n’empêchera pas la polémique de se poursuivre : d’autres dossiers « en inéligibilité » sont en cours dans une trentaine d’Etats et quatre procès au pénal figurent parallèlement dans l’agenda judiciaire de Trump.
L’ancien président s’est moqué d’Emmanuel Macron lors d’un discours
En matière de polémique et d’affabulation, l’ex-président américain est assurément un orfèvre. Il suffit de voir comment il a choisi, pour son premier déplacement de l’année, de cibler Emmanuel Macron juste avant la primaire républicaine de l’Iowa, qui aura lieu le 15 janvier.
Donald Trump imite Emmanuel Macron lors d'un meeting dans l'Iowa
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Dans un dialogue largement inventé, Donald Trump a tourné le chef de l’Etat en dérision en faisant de lui un président tremblant qui se couche dès que l’ancien locataire de la Maison Blanche menace d’imposer à la France des droits de douane prohibitifs sur ses exportations de champagne et de vin aux Etats-Unis. Voilà un bon vieux stéréotype.
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L’ancien président est allé jusqu’à imiter Macron auquel il prête une voix fluette et un accent français risible. Nul n’échappe à Trump, qu’on se le dise.
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