Le sort du monde en dépendra en grande partie : l’élection présidentielle américaine sera à coup sûr l’événement le plus attendu de 2024. Dernière nouvelle : après le Colorado, l’Etat du Maine a jugé jeudi à son tour Donald Trump « inapte » à la présidence.
Joe Biden aime citer cette phrase, chuchotée un jour par sa mère : « Rappelle-toi Joey, tu n’es pas meilleur qu’un autre, mais personne n’est meilleur que toi ». Est-ce que le 5 novembre 2024, jour de l’élection présidentielle, le karma maternel sera encore protecteur ?
A 81 ans, le vieux démocrate sera très vraisemblablement – sauf accident de santé – le candidat investi lors de la Convention démocrate du 19 au 22 août 2024, à Chicago (Illinois).
Ses gaffes, ses chutes à répétition et ses trous de mémoire n’entament pas sa résilience politique. A croire qu’il existe une sorte de martingale Biden. Malgré des résultats économiques plus qu’honorables, sa courbe de popularité est invariablement en berne ; pourtant, il surnage et laisse venir à lui les opportunités.
Après l’attaque du 7 octobre, Joe Biden de nouveau face à l’imprévisible
En matière de politique extérieure, le retrait pathétique des forces américaines d’Afghanistan, le 30 août 2021, ne laissait en rien augurer l’invasion de l’Ukraine par Poutine, le 24 février 2022.
Or à cette occasion, la façon dont Joe Biden a resserré les rangs des alliés, en soutenant fermement l’Ukraine et en élargissant l’Alliance atlantique à la Finlande et à la Suède, a marqué une sorte de « remontada » de l’Amérique.
Mais le massacre du 7 octobre en Israël est venu redistribuer subitement toutes les cartes. Voici de nouveau Biden face à l’imprévisible.
« Si Trump n’était pas candidat, je ne suis pas sûr que je me présenterais »
En ce qui concerne la politique intérieure, Biden donne également tort aux prévisionnistes. Les sondages nous assuraient que si l’élection avait lieu en cette fin d’année 2023, Donald Trump serait vainqueur à coup sûr, sachant qu’il sera aussi sûrement désigné lors de la Convention républicaine du 15 au 18 juillet 2024, à Milwaukee (Wisconsin).
Au point que Joe Biden a déclaré, là encore avec une certaine maladresse : « Si Trump n’était pas candidat, je ne suis pas sûr que je me présenterais ».
C’est dans ce contexte qu’est tombée la semaine dernière la décision de justice de la Cour Suprême du Colorado qui déclare Donald Trump inéligible. Une quinzaine de procédures d’inéligibilité comparables sont en cours dans différents Etats américains, ce qui pourrait provoquer un effet boule de neige.
Donald Trump probablement candidat dans le Colorado
Mais rien n’est moins sûr, car la décision de la Cour suprême du Colorado précise que l’inéligibilité est suspendue jusqu’au 4 janvier, date limite de validation des bulletins de vote aux primaires républicaines.
Donald Trump sera donc probablement candidat au Colorado, comme dans les 14 autres Etats concernés par le Super Tuesday, le 5 mars 2024, qui va désigner, pour chacun des deux partis, un tiers des délégués nécessaires pour obtenir l’investiture finale.
A lire aussi
Un grand match, donc, que le monde entier va suivre : assurément le match de l’année 2024.
Retrouvez les articles liés à l’actualité internationale