La fin des emballages plastiques pour les fruits et légumes est encore loin d’être une réalité

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Les fruits et légumes emballés dans du plastique, c’est normalement terminé selon le décret du 20 juin 2023 : les industriels avaient jusqu’au 31 décembre de l’année passée pour s’y conformer. Mais tous les aliments ne sont pas concernés par la nouvelle législation en vigueur.

Parmi les 29 exceptions, il y a les endives, les brocolis, la salade, les cerises, les framboises ou encore les myrtilles. En se rendant dans un supermarché, il faut peu de temps pour se rendre compte que le décret est loin d’être respecté pour le moment.

En effet, dans le rayon fruits et légumes, l’on trouve de nombreux emballages plastiques, dont certains pourtant interdits. Fanny Vismara, présidente de l’association Plastic Attack France, prend l’exemple d’un sachet de radis, qui ne sont plus autorisés à être enveloppés de la sorte.

« On voit que tout ce qui pèse moins de 1,5 kilo est emballé dans un filet en coton, alors que sur les plus gros calibres, il s’agit de filets plastiques » constate l’activiste pour l’environnement.

« Une hérésie pour la santé » des consommateurs

C’est prévu par le décret du 20 juin 2023 : ainsi, rien à dire contre les emballages plastiques pour les paquets de plus d’un kilo et demi, rien non plus contre les brocolis emballés de cette manière. Il s’agit d’une aberration selon Fanny Vismara.

« Pour créer ce type de plastique, il faut le chauffer. Ainsi, ce brocoli a des émanations de plastique à l’intérieur, ce qui est vraiment une hérésie pour la santé ».

Prochaine étape : le traité mondial contre la pollution plastique

Arrivé à la caisse, c’est l’heure du bilan. « Les tomates et les poires sont dans une grosse boîte en plastique rigide : cela ne devrait pas être sur les étals » assure la présidente de Plastic Attack France.

« En France, l’emballage plastique représente 66% de la matière produite chaque année. Il faut donc s’attaquer à ce problème par tous les fronts. Cette loi constitue un début mais il faut que cela aille plus vite et plus fort ».

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Pour cela, la militante attend beaucoup du traité mondial contre la pollution plastique qui doit être adopté avant la fin de l’année, après différentes sessions de négociations qui ont mobilisé 193 Etats depuis 2022.

Anna Huot

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