Voitures électriques : pourquoi leur réparation est un véritable casse-tête

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Les ventes de voitures électriques s’accélèrent en France : elles représentaient 19% des nouvelles immatriculations en septembre dernier. Une fois achetés, ces véhicules dotés d’une batterie posent un problème : leur réparation est très complexe et coûteuse.

Certains rêvent de la voiture électrique mais elle pourrait aussi devenir un cauchemar au moment au moment de sa réparation. Le premier problème concerne la batterie, une pièce indispensable qui a deux particularités. D’abord, son coût est si élevé qu’elle représente souvent entre 30 et 40% de la valeur du véhicule. Ensuite, la batterie n’est la plupart du temps qu’un monobloc inaccessible.

Il faut s’imaginer un objet de plusieurs centaines de kilogrammes enfoui sous du métal, du plastique et de la mousse. La batterie est difficilement atteignable par les mécaniciens et même lorsque c’est envisageable, il est souvent impossible de ne changer qu’une partie : tout doit être remplacé.

Résultat des courses : il faut payer à nouveau entre un tiers et la moitié du prix d’un véhicule neuf en comptant les pièces et la main-d’œuvre. La batterie peut rencontrer plusieurs problèmes : être de moins en moins efficace, comme dans un smartphone, mais également se casser ou simplement arrêter de fonctionner, dans le cas d’une panne ou d’un accident.

Des voitures de plus en plus sophistiquées

Au-delà du coût de remplacement de la batterie, le tarif des réparations dans le secteur automobile ne cesse d’augmenter. Les voitures ont une technique de plus en plus poussée et un design de plus en plus élaboré. Ces améliorations augmentent leur prix et celui des pièces qui les composent.

Par ailleurs, les pièces de carrosserie sont de plus en plus grandes, à l’image des Tesla qui donnent l’impression d’être coulées dans un moule en une seule pièce. Casser l’arrière oblige à remplacer l’avant…

Enfin, contrairement aux vieilles voitures, les voitures électriques ne disposent que de pièces dites « constructeurs » qui coûtent bien plus cher que des pièces d’occasion.

La régulation va se pencher sur la réparabilité des véhicules électriques

Il existe tout de même quelques motifs d’espoir pour les automobilistes. Une voiture électrique est moins susceptible de tomber en panne puisqu’elle n’utilise pas de moteur à explosion, d’huile et dispose de moins de mécanique. Les frais d’entretien de ces véhicules sont moins importants, ce qui constitue une source d’économie.

Ensuite, une voiture électrique étant un véhicule neuf, elle est soumise à un certain nombre de garanties et risque moins de tomber en panne.

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Enfin, la régulation va se pencher sur le sujet. Le processus sera long mais les constructeurs finiront par proposer des solutions : par exemple en permettant de changer des pièces ou des cellules au lieu de la batterie entière ou en rendant cette dernière plus accessible. Les autorités de la concurrence mèneront aussi des enquêtes sur la réparabilité des pièces des voitures électriques. Mais en attendant, vérifier qu’une voiture est plus réparable qu’une autre peut avoir son importance au moment de faire son choix.

David Barroux

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