Immobilier : « Un redémarrage au premier semestre 2025 » selon Loïc Cantin, président de la FNAIM

Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA

S’approche-t-on de la fin de la crise immobilière qui frappe la France depuis trois ans ? Loïc Cantin, président de la FNAIM, Fédération Nationale de l’Immobilier, était l’invité de « C’est dans votre intérêt » ce dimanche 8 septembre sur Radio Classique. Il prédit un « redémarrage » au printemps prochain.

Bloqué depuis plusieurs années, le marché de l’immobilier se met cette année à frémir. « Les salaires des Français ont augmenté plus vite que l’inflation, les taux de crédit ont commencé à baisser, ainsi que les prix au mètre carré, et les vendeurs ont accepté de revoir un petit peu leurs prétentions », égraine le présentateur David Jacquot.

Il cite l’exemple d’un acheteur présentant un très bon dossier, pouvant bénéficier d’un taux d’emprunt à 3,2% sur un an. « On se dit qu’il y a peut-être une fenêtre d’achat pour les acquéreurs, notamment ceux qui ont repoussé leur acquisition depuis trois ans ». Ce tableau brossé par l’animateur de « C’est dans votre intérêt » donne de l’espoir à ceux qui ont toujours du mal à trouver un logement, à l’achat ou à la location.

Un effet yoyo qui pourrait être dramatique

Son invité Loïc Cantin, président de la FNAIM, reconnaît qu’il y a des raisons d’être optimiste, tout en apportant une certaine nuance : « Dans les 6 ou 9 prochains mois, on va assister à d’autres baisses des taux d’intérêt. Et heureusement. Maintenant, il ne faudrait pas qu’elles soient synonymes de nouvelles hausses de prix, et c’est là le problème ». Il pointe une baisse ininterrompue des taux d’intérêt depuis 2009, jusqu’à 0,78%, puis « un relèvement à 4% qui a provoqué un véritable séisme sur les valeurs immobilières ». Il redoute un effet « yoyo qui sera extrêmement dramatique ».

Autre phénomène à déplorer, l’impression qu’un taux à 5% est élevé. « Avec 5% de taux d’emprunt, un ménage a plus d’intérêt à acheter que de rester locataire », explique Loïc Cantin. « C’est mathématique et comptable : la part de capital remboursée dans une mensualité est bien supérieure à la perte qu’il subit quand il paye un loyer à un propriétaire ». « Quand on a des taux de ce niveau, il faut acheter ». 

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Le président de la FNAIM prévoit en tous cas qu’un cycle meilleur attend l’immobilier, dès le printemps 2025. Il prédit « un pallier, une stabilisation, avant un redémarrage des marchés au premier semestre 2025 ». D’ici là, il s’attend à « deux à trois baisses successives des taux d’intérêts avant 9 mois ». « Le marché de l’ancien a cette vertu qu’il se régule de lui même, les prix s’ajustent, contrairement aux prix du neuf ». 

Béatrice Mouedine

 

 

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