L’or à son plus haut historique : est-il trop tard pour investir dans le métal jaune ?

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L’or a gagné plus de 20% cette année, à son plus haut niveau historique, autour des 2.500 dollars l’once. David Jacquot recevait ce dimanche 1er septembre dans l’émission C’est dans votre intérêt Jean-François Faure, le président-fondateur de AuCOFFRE, un site d’achat et de vente en ligne de pièces d’investissement et de métaux précieux.

Cette envolée de l’or est due à plusieurs phénomènes, notamment les tensions géopolitiques mais aussi les baisses des taux attendus de la FED, la réserve fédérale américaine. Une annonce qui a « vraiment été porteuse pour amener le cours de l’or bien plus haut qu’il ne l’était jusqu’à présent », détaille Jean-François Faure. Pour résumer, cette baisse des taux signifie que l’argent rapporte moins. « Donc, on va ailleurs ».

Pourtant, souligne David Jacquot, l’or ne rapporte rien « ni dividende, ni coupon, ni loyer ». Mais l’absence de rendement est secondaire selon son invité : « C’est une grosse assurance incendie pour le reste de son patrimoine. Tous les traders, occasionnels ou professionnels, se disent qu’il faut en avoir un peu, 5 à 10% ».

Pièces ou lingots ?

Il faut dire que la progression du métal jaune est spectaculaire : 40% de hausse en 3 ans, 60% en 5 ans, 100% en 10 ans et multiplié par 10 en 20 ans ! Et ça n’est pas fini, selon Jean-François Faure, qui appelle à se poser ces questions : « Est-ce qu’on considère que nos monnaies vont continuer de perdre de leur valeur ? Ou est-ce qu’elles vont se stabiliser ou bien en gagner ? Si on considère [qu’elles vont en perdre], c’est extrêmement porteur pour l’or, qui pourrait continuer de monter, partant du principe qu’il est plutôt, lui, dans une logique de neutralité ».

Quelles solutions peuvent alors être adoptées par les épargnants ? Il existe notamment les pièces, les lingots et l’or papier. Cette dernière option est selon le président de AuCOFFRE « un outil extrêmement pratique quand on est un professionnel ». Cela rend possible l’achat puis la vente d’or de façon rapide, sans avoir à en détenir physiquement.

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Les particuliers choisiront les pièces plutôt que le lingot. Très cher, il n’offre pas la possibilité « d’un levier en cas de période tendue, de problème familial, politique ou international ». Jean-François Faure cite l’exemple récent de la dissolution de l’Assemblée nationale : « Du jour au lendemain, le Napoléon [une pièce 20 francs contenant 5,80644 grammes d’or pur] a pris 4 ou 5% car à ce moment-là, tout le monde voulait en acheter ». Il conseille donc les pièces, qui permettent d’acheter ou de revendre de façon régulière, en espérant jouer sur « une forme de rareté » quand l’occasion se présente.

Béatrice Mouedine

 

 

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