Rentrée scolaire : « Être très agressif commercialement », la stratégie de la grande distribution

SYSPEO/SIPA

La rentrée des classes aura lieu lundi 2 septembre, et cette année, le prix des fournitures est en légère baisse, sans toutefois effacer l’inflation de l’an dernier. Les professionnels de la distribution sortent l’artillerie lourde pour attirer les clients, comme l’a détaillé dans Les Voix de l’économie le président du groupement Les Mousquetaires, Thierry Cotillard. 

« Qu’on s’appelle Intermarché, Leclerc ou Carrefour, on est en compétition pour récupérer des clients à la rentrée ». Le patron des Mousquetaires Thierry Cotillard ne mâche pas ses mots pour décrire la stratégie des hypermarchés. Face à ses rivaux, l’enseigne compte bien se démarquer. Familles de France évalue à 1,27% la baisse des coûts de la rentrée scolaire pour un élève de 6ème ? « Chez Les Mousquetaires c’est 2% de déflation » argue-t-il.

Pour attirer les consommateurs, il y a toujours les fameux produits d’appel : « le kit de rentrée avec l’essentiel de ce qu’il y a dans une trousse : la gomme, le ciseau, les feutres ». D’une valeur de 15 euros, il sera mis en vente à 9 euros. « Quand vous avez la carte du magasin, ce sera 2,99 ».  Presque 12 euros de différence, c’est loin d’être négligeable : « bien évidemment, on essaie d’être très agressif commercialement pour faire venir les consommateurs dans nos magasins Intermarché et Netto ».

Une tendance de fond : les marques de distributeurs

Car l’argument des prix en baisse, plus que jamais, fait mouche. Les questions de pouvoir d’achat « sont clairement toujours d’actualité », constate le dirigeant du groupement de grande distribution : « deux tiers des Français choisissent Intermarché ou un concurrent » en fonction du prix. Le plus notable, poursuit-il, ce sont les changements dans les habitudes de consommation : fréquenter plusieurs enseignes pour chercher les bonnes affaires, dépenser un peu moins et venir plus souvent.

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La tendance de fond la plus marquante, selon Thierry Cotillard, est la hausse des ventes de marques de distributeurs, 30% moins chères que les marques nationales. Il insiste : « c’est une flambée et non pas un feu de paille ». 

Le phénomène existe aussi chez nos voisins : « en France, 34% des dépenses sont en marques de distributeurs, avec une ligne d’horizon à 40%, très rapidement. C’est 50% chez les Allemands et les Britanniques ». La pression sur le pouvoir d’achat a fait découvrir ce mode ce consommation, explique le président du groupement Les Mousquetaires : « une fois qu’on y a goûté, on y reste, car il n’y a pas eu de rabais sur la qualité ».

Béatrice Mouedine

 

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