Moins de six mois après la sortie du film Barbie, le marché du jouet se passionne pour la petite poupée blonde. Tous les experts le disent : ce sera le cadeau phare pour Noël 2024.
A 64 ans, Barbie connaît une nouvelle jeunesse. Mattel vient de présenter ses résultats trimestriels et affiche un joli + 9% avec une hausse de plus de 25% des ventes de la division poupée. Les catalogues pour préparer les cadeaux de Noël ont été imprimés et arrivent dans les boîtes aux lettres en ce moment, et qui trouve-t-on en couverture ? La célèbre poupée qui adore le rose.
Il n’y a pas de mystère, la renaissance de Barbie s’explique par l’incroyable succès de Barbie l’été dernier. Ce film faisait un peu sourire avant sa sortie, mais ça devrait être le blockbuster de l’année. Plus de 1,4 milliard de dollars de tickets de cinéma ont déjà été vendus dans le monde.
Une gigantesque campagne de publicité pour Barbie
Le long-métrage de Greta Gerwig restera comme l’un des plus grands succès de toute l’histoire des studios Warner Brothers. Le film a fait office de gigantesque campagne de publicité pour cette poupée blonde qui avait été un peu ringardisée par d’autres poupées comme les Bratz.
Mais attention, si le film avec Margot Robbie et Ryan Gosling contribue à tirer les ventes, c’est parce que le film a su trouver un large public. Il touche les femmes, mais aussi les hommes dont il se moque gentiment et parle à plusieurs générations. C’est cela qui tire les ventes de poupées : les parents peuvent avoir envie d’offrir un jouet qui fait plaisir aux enfants.
Mattel va laisser aux autres le soin d’utiliser l’image de Barbie
Quelles leçons l’industrie du jouet peut-elle en tirer ? Les mondes du divertissement et des jouets ont des intérêts liés et convergents. Les synergies peuvent marcher dans les deux sens. Quand Toy Story est un succès, ça tire les ventes de jouets Buzz l’Eclair. Quand les Lego deviennent des personnages de films ou vend des boîtes aux couleurs de Star Wars, ça marche aussi.
Barbie n’a rien inventé. Mattel s’est inspiré de ce qui a marché pour d’autres. Quand ça fonctionne, cela déclenche une forme de cercle vertueux. Barbie a ainsi fait une forme d’OPA sur le rose : le succès du film et des jouets va ruisseler sur le business encore plus rentable des produits dérivés.
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Mattel va pouvoir gagner de l’argent en laissant à d’autres le soin d’utiliser l’image de Barbie. Il va y avoir de plus en plus cartables ou de cahiers Barbie, mais il y a aussi un bar à cocktails Barbie qui vient d’ouvrir aux Etats-Unis et un hôtel canadien propose des suites Barbie. Comme quoi, il n’y a pas d’âge pour craquer !