Il existe certains noms dont le genre est parfois galvaudé. Voici une petite sélection des erreurs les plus courantes.
Commençons par oriflamme. Il est utile de rappeler ce dont il s’agit : un drapeau, une bannière d’apparat. En général, les gens se trompent parce qu’on pense à « un » drapeau. Je vous donne un moyen mnémotechnique : « une » oriflamme, comme une flamme. C’est du genre féminin.
Passions à haltère, un mot qu’on emploie très souvent, mais avec le mauvais genre. En réalité, c’est un nom masculin, et on dira « je vais soulever de lourds haltères ». Petite astuce, puisque nous sommes sur Radio Classique : pensez à un alto !
Un hymne, une hymne
Hymne fait également partie de ces mots pour lesquels on peut hésiter. « Un » ou « une » hymne ? Sachez que les deux genres sont possibles pour celui-ci, mais il y a deux définitions différentes. Une hymne, c’est un mot qui est moins employé, désigne un chant à l’Église. « A l’Église, le cœur entonne une hymne vibrante ». Pour s’en souvenir, pensez à « une » église, « une » hymne. Un hymne désigne cette-fois un chant, un poème lyrique qui exprime la joie. « Ce texte est un hymne à la nature ». Pensez à « un » poème, « un » hymne.
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Finissons par l’astérisque, cette petite étoile, ce signe topographique. Pendant longtemps j’ai dit « une » astérisque » parce que je pensais à une étoile. Mais c’est « un » astérisque. Le mot vient du grec qui signifie petite étoile, et c’est du masculin. Pensez alors tout simplement au héros de Goscinny et Uderzo, Astérix !
Karine Dijoud
Retrouvez la chronique Et si on parlait français ? Avec l’Académie française