C’est un un mot plus que jamais d’actualité, celui de successeur. Si on parle d’une femme, faut-il dire une « successeuse » ?
Il y a en français des noms dont le genre n’est pas lié au sexe des personnes. Quand on dit « la crapule », ou « la vedette », ça peut être indifféremment un homme ou une femme.
Quand on parle d’une femme médecin, on ne dira pas « la médecine » ! Quid alors de « successeuse » ? En principe, on doit dire que madame X est « le successeur » de son grand-père.
Balzac suggère plusieurs solutions
Mais il y a des contre exemples. J’ai trouvé dans le livre de Balzac Les Petits Bourgeois ce dialogue :
— Nous ferons une petite sauterie au piano pour les jeunes personnes, si nous sommes en nombre, et c’est à présumer ; j’ai mis un mot à Phellion, dont la femme est liée avec madame Pron, la successeur…
— La succeserice, dit madame Minard.
— Eh non, ce serait la succéresse, comme on dit la mairesse, reprit Thuillier, des demoiselles Lagrave, et qui est une Barniol.
Vous le voyez, même Balzac est perdu !
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