En cette période de Jeux olympiques, il convient de ne pas confondre ces deux expressions : « talon d’Achille » et « tendon d’Achille ».
La mythologie grecque nous apprend que Thétis a voulu rendre son fils Achille invincible en le plongeant dans les eaux du Styx. Mais elle l’immerge en le tenant par le talon. Ce faisant, cette partie du pied de l’enfant n’est pas protégée, et il mourra d’ailleurs à Troie, victime d’une flèche au talon tirée par Pâris. « Talon d’Achille » désigne ainsi ce qui fait la faiblesse d’une personne.
Un sprinteur victime d’une rupture du tendon d’Achille
Mais le « tendon d’Achille », lui, appartient au vocabulaire de l’anatomie et fait référence à ce tendon épais qui relie le calcanéum aux muscles du mollet. Donc on dira : « sa grande émotivité est son talon d’Achille » et non pas son « tendon d’Achille » qui est organique.
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De la même façon, on dira « L’athlète Just Kwaou-Mathey est forfait pour les JO de Paris à cause d’une rupture de son tendon d’Achille ».
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