Ex-championne du Monde de natation, doublement médaillée olympique à Londres, Elizabeth Beisel s’est reconvertie dans la musique. Le week-end dernier, la violoniste a interprété l’hymne américain lors des sélections pour les Jeux Olympiques de Paris.
Les nageuses et nageurs américains qui participaient aux épreuves de sélections pour les JO de Paris le week-end dernier à Indianapolis ont eu la surprise de retrouver une ancienne grande championne de la natation US au bord du bassin. Et ce n’est pas en maillot de bain, un bonnet sur la tête, qu’Elizabeth Beisel s’est présentée au public mais comme violoniste et en robe longue.
L’ancienne médaillée olympique (argent et bronze en 2012 à Londres) et championne du monde sur 400 m 4 nages en 2011 à Tokyo était en effet invitée pour interpréter le Star-Spangled Banner, l’hymne américain, en ouverture de la compétition. Quelques minutes plus tôt, les spectateurs présents lors des entraînements avaient pu l’entendre répéter et jouer Seven Nation Army, le tube des White Stripes.
La mère d’Elizabeth Beisel pense que sa fille était « meilleure musicienne que nageuse »
Retirée des bassins depuis quelques années, Elizabeth Beisel, 31 ans, s’est impliquée dans de nombreux projets caritatifs et collaborera avec la chaîne NBC comme consultante pour les JO de Paris mais c’est surtout sa passion pour le violon qui l’occupe. Présidente un temps du Rhode Island Symphony Orchestra, de l’Ocean State Orchestra et du Rhode Island All-State Orchestra, la jeune femme se produit en solo notamment avec le Pittsburgh Symphony Orchestra et le Rhode Island Philharmonic.
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Dans un article que le New York Times lui a consacré en 2016, alors qu’elle participait aux JO de Rio, Elizabeth Beisel révélait qu’elle pratiquait le violon (et le piano) depuis l’âge de 3 ans. Sa maman disait même qu’elle était « meilleure musicienne que nageuse ». Une passion qui ne l’a jamais quittée. « J’ai toujours su que si quelque chose n’allait pas, je pourrais retourner au violon ou au piano. J’ai une telle passion pour la musique ! », déclarait-elle, avouant également sa fierté de jouer sur un violon qu’avait fabriqué son arrière-arrière-grand-père en 1898.
Philippe Gault
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