Langue française : « La Boum », d’où vient ce mot?

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Parlons des mots anglais qui ont débarqué en France dans les années 60, et qui sont restés. Cette chronique a été inspirée par Le Fabuleux Destin des mots, de Mathieu Avanzi, d’après l’œuvre d’Alain Rey, publiée aux éditions Le Robert.

À la suite du plan Marshall, l’influence américaine s’est durablement installée en Europe. La langue française en a naturellement gardé des traces.

Parmi les termes qui se sont imposés à cette époque, on trouve d’abord transistor. Au début des années 1960, le mot désigne cette radio portable qui fait fureur chez les jeunes. Des équivalents français ont bien été proposés, comme « transistron » ou « transisteur », mais aucun ne s’est réellement imposé dans l’usage.

Brushing, un mot made in France

Autre exemple : brushing, qui est un terme trompeur. Il apparaît en 1966 pour désigner ce procédé de coiffage sur cheveux mouillés, séchés mèche à mèche. Sauf que ce mot n’existe pas en anglais. On a collé brush (« brosse ») et la terminaison -ing. Un faux emprunt fabriqué de toutes pièces sur le sol français !

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Il y a aussi le mot boum. Dès le début des années 1950, il désigne la fête annuelle de HEC Paris, alors appelée le « boom HEC ». Le terme passe ensuite dans l’argot des jeunes pour désigner une fête, parfois en alternance avec « surboum ».

Karine Dijoud

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