À force de le dire de manière automatique, comme une formule de politesse pour dire « bonne journée », on oublie la vraie signification de « bon courage ». Si l’expression semble bienveillante au premier abord, son usage requiert du discernement. Découvrez quelques exemples pour ne plus commettre de maladresses.
Selon la définition du Larousse, le courage désigne « la fermeté, la force de caractère qui permet d’affronter le danger, la souffrance, les revers et les circonstances difficiles ». Ses synonymes incluent notamment l’audace, la bravoure et l’héroïsme.
Il s’agit d’un mot particulièrement puissant, rarement adapté aux échanges professionnels quotidiens. Cela étant dit, face à certains messages commençant par « sauf erreur de ma part » et se concluant par « merci d’avance », une dose de bravoure s’avère effectivement nécessaire !
« Bon courage » peut paraître condescendant dans certaines situations
Lancer un « bon courage » en quittant le travail produit un effet démotivant. Même si l’intention est bonne, cette expression s’avère inadaptée dans de nombreux contextes, parfois même blessante. Dans les supermarchés, plusieurs hôtesses de caisse m’ont confié qu’elles trouvaient démoralisant le « bon courage » prononcé par les clients, y percevant une forme de condescendance.
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Autre cas de figure, Si une personne traverse un deuil ou une rupture, mieux vaut éviter de souhaiter « du courage », ou pire, de « souhaiter » ses condoléances. On dira « je vous présente mes condoléances » ou « je vous adresse même mes condoléances ». On peut aussi dire : « je vous envoie tout mon soutien » ou « je pense bien à vous ».
Pour résumer, « bon courage » doit être utilisé dans un seul cas, quand on s’adresse à quelqu’un qui traverse une épreuve, ou lorsqu’il va passer des examens, médicaux ou universitaires.
Karine Dijoud
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