Langue française : 5 mots rares à placer dans une conversation pour impressionner vos interlocuteurs

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Ces mots sont issus des fameuses dictées de Bernard Pivot, co-écrites avec Micheline Sommant. Ces termes glissés malicieusement dans les dictées des Dicos d’Or pour faire trébucher les meilleurs candidats peuvent en réalité être employés plus facilement qu’on ne le croit. Et c’est en employant les mots qu’on les fait vivre.

Le coquemar, un objet du quotidien que tout le monde possède

Coquemar a figuré dans plusieurs dictées. Tout le monde possède un coquemar sans le savoir. Il s’agit d’une bouilloire à long manche, souvent en fonte ou en cuivre, que l’on pose directement sur le feu. Le mot vient du néerlandais kukmar, signifiant « la jarre qui cuit ». Votre bouilloire électrique posée sur le plan de travail est donc un coquemar, votre cafetière italienne aussi.

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Pourquoi Bernard Pivot aimait-il tant ce mot ? Pour les hésitations qu’il provoquait au moment de l’écrire : faut-il un e ou un d à la fin ? La réponse : rien du tout !

La scorsonère, un antidote médiéval qu’on trouve dans les magasins bio

La scorsonère est un légume-racine à la peau noire et à la chair blanche, cousin du salsifis. On la trouve encore sur les marchés de producteurs et dans les paniers de légumes bio.

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Le mot vient de l’espagnol scorzonera, lui-même issu de l’ancien catalan escorzo, « la vipère », car on croyait au XVIͤ siècle que cette plante guérissait les morsures de serpents. De quoi avoir envie de remettre au menu cet antidote médiéval.

Le bonheur-du-jour, un meuble qui revient à la mode

Bernard Pivot l’avait placé dans sa dictée de la finale de 1986, et c’est l’un des mots que je trouve absolument magnifiques. Il désigne un meuble, un secrétaire féminin du XVIIIͤ siècle, à tiroirs et casiers, sur lequel les femmes écrivaient leur courrier, et leurs lettres d’amour en particulier, qui représentaient leur bonheur du jour.

Ces meubles font d’ailleurs un retour remarqué dans les intérieurs contemporains : les décorateurs les adorent.

L’astragale, un os du corps humain que les sportifs connaissent bien

L’astragale est à la fois un os du pied, situé entre le talon et le tibia, et une moulure architecturale. En anatomie, c’est l’os qui permet la rotation de la cheville : les sportifs le connaissent bien, hélas, lorsqu’ils se le fracturent.

En architecture, il désigne une moulure en forme de petit tore, c’est-à-dire une moulure en demi-cylindre qui orne les colonnes.

Le havresac, un mot qu’on entend dans le film Autant en emporte le vent !

Le havresac, quant à lui, vient de l’allemand Habersack, littéralement « le sac à avoine » : celui que les soldats portaient sur le dos pour nourrir leur cheval.

Karine Dijoud

 

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