Les anglicismes sont très courants en français, et prouvent que la langue est vivante. Mais mieux vaut les éviter quand il existe un terme équivalent en français.
Commençons par « booster ». C’est un verbe étrange, parce qu’il a été formé à partir du verbe anglais to boost, c’est-à-dire augmenter, auquel on a ajouté un peu de français, une terminaison des verbes du premier groupe. On l’entend dans des domaines très différents, dans la santé, l’économie, ou en entreprise.
« Il va booster vos défenses immunitaires ». On dira plutôt « les renforcer ».
« Le nombre de ventes d’un livre a été boosté » : Le nombre de ventes a été « relancé ».
« L’entreprise a besoin d’être boostée » : non, elle a besoin d’être dynamisée, ou stimulée.
Déceptif : un mot qui n’existe pas en français
Autre anglicisme, celui qui nous pousse parfois à dire « je suis confortable dans ce fauteuil ». Cela vient de l’anglais to be comfortable, qui signifie « être à l’aise ».
Enfin, un néologisme qu’on entend de plus en plus : « déceptif ». Issu de l’anglais deceptive, ce dernier fait partie des nombreux faux amis de la langue anglaise. Il ne signifie pas décevant, mais trompeur. On ne dira donc pas qu’une allocution est « déceptive », mais qu’elle a été décevante.
Karine Dijoud
Retrouvez la chronique Et si on parlait français ? Avec l’Académie française