Médecine esthétique au travail : le Botox, secret bien gardé des cadres et dirigeants de plus de 40 ans

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La médecine esthétique est une pratique qui tend à se démocratiser chez les cadres et les dirigeants qui veulent « rester dans le coup » après 40 ans. Par peur d’être rejetés, certains d’entre eux y ont recours pour tenter de retarder, en apparence, l’inévitable vieillissement.

« Mon visage, c’est celui de l’entreprise » glisse un patron à L’Express, qui titre ainsi un article : « le Botox, nouvel atout charme des hommes d’affaires ». Il n’existe pas de chiffres officiels mais les professionnels du secteur l’assurent : cette clientèle de cols blancs est de plus en plus nombreuse.

Ces derniers veulent éviter que le poids des années se lise sur leur visage, souhaitent paraître moins fatigués, plus beaux aussi parfois… par peur d’être mis sur la touche pour cause de jeunisme ! Pour ce faire, injecter du Botox est une solution avérée.

Evidemment, selon le Code du travail, l’employeur ne peut pas exiger que vous vous fassiez des injections de botox. Mais la question ne se pose pas en ces termes puisque bon nombre de salariés y ont recours d’eux-mêmes.

Une pratique qui se démocratise dans les métiers où l’apparence est primordiale

TF1 a effectué un reportage dédié à ce sujet et va un peu plus loin concernant les profils de métiers concernés : commerciaux, gérants, professeurs de yoga, agents immobiliers, etc… En bref, tous les métiers où l’emploi nécessite d’être en représentation permanente et où l’habit doit absolument faire le moine, si l’on caricature un peu.

Autrefois, la médecine esthétique était utilisée pour effacer les complexes de certaines personnes. Aujourd’hui, elle s’adresse aux plus ambitieux et à ceux qui se destinent vraisemblablement à une carrière longue !

Des effets secondaires chez un patient sur six

La démocratisation de la médecine esthétique chez les cadres supérieurs pose un problème : c’est une pratique qui est loin d’être sans risque pour la santé. Une étude britannique publiée dans l’hebdomadaire The Observer – une publication sœur du Guardian – révèle ainsi que l’injection de Botox peut conduire à des effets secondaires encore largement sous-estimés.

Ce produit est source d’effets indésirables chez un patient sur six. Il serait notamment à l’origine de maux de tête, d’hématomes, de nausées, de parésie faciale, de raideurs musculaires, ou encore de vertiges.

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D’après les quatre chercheurs universitaires à l’origine de l’étude, il serait même question dans certains cas de symptômes cardiovasculaires pouvant aller de l’hypertension à la crise cardiaque. Attention toutefois, les médecins alertent non pas sur la substance mais sur « les personnes sans formation adéquate qui injectent du Botox ». Mais c’est encore un autre sujet.

Quentin Périnel

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