Au travail, le handicap peut être visible comme invisible. Chaise roulante, canne, chien d’assistance… ces aides signalent clairement un handicap visible, mais qu’en est-il des maux intérieurs qui par définition ne se voient pas de l’extérieur ?
Comment rendre visible l’invisible pour permettre aux personnes concernées de mieux faire valoir leurs droits ? Voilà une question essentielle sur laquelle il est nécessaire de se pencher. Depuis 2020, Meritis, une société de conseil en technologie de 900 collaborateurs, en a fait son combat.
L’entreprise tente d’apporter une réponse à ces questions en proposant un dispositif mobilisant l’ensemble des domaines de la gestion des ressources humaines. Son objectif : sensibiliser, semer des graines de réflexion pour finalement adapter au mieux les conditions de travail au quotidien.
En France, beaucoup de personnes ont un handicap dit invisible. Le symbole du fauteuil roulant, placardé sur les places de parking et autres lieux accessibles, est fallacieux puisqu’en vérité, 80% des handicaps sont invisibles mais non moins invalidants. Problème de dos, diabète, cancer, déficience visuelle, surdité, dyslexie : ce sont autant de maux intérieurs qui compliquent le quotidien des collaborateurs.
Certaines adaptations sont imposées dans la loi depuis 2005
Des aménagements sur le lieu de travail peuvent toutefois compenser les difficultés rencontrées. Indispensables au maintien dans l’emploi, certaines de ces adaptations sont d’ailleurs imposées dans la loi depuis 2005.
Mais parler ouvertement de son handicap invisible n’est pas chose facile, puisqu’il est caché derrière une façade de normalité : on a tendance à vouloir le cacher encore davantage. À l’heure où l’on parle de plus en plus de sociétés inclusives, faut-il un stigmate pour être reconnu ?
Pour sortir de ce paradoxe, il faut intégrer la question du handicap invisible dans une vision globale et durable de la politique des ressources humaines et l’utiliser comme un levier d’innovation des RH.
Lier communication et accompagnement concret
En pratique, il s’agit d’abord de mener une véritable politique de sensibilisation sur le sujet du handicap invisible. En deux mots, en parler. Ce travail vise à installer un véritable écosystème de confiance où le handicap est abordé sans filtre ni tabou, comme un sujet de conversation normal.
La communication a pour effet de lutter contre les préjugés qui existent et de favoriser la libération de la parole, mais aussi d’informer sur les pathologies pouvant toucher les collaborateurs et les aménagements pouvant y faire face.
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Mais cela n’est pas suffisant, il faut des initiatives concrètes. Meritis propose par exemple une aide au financement des équipements médicaux individuels, des prêts exceptionnels, un accompagnement sur mesure, ou encore un aménagement du poste de travail. Par exemple, certaines personnes ont parfois besoin d’un mobilier particulier. Voilà quelques pistes à retenir sur ce chantier encore en devenir.
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