Médecins libéraux : deux tiers des Français favorables à une hausse des tarifs des consultations

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Les médecins libéraux viennent d’obtenir un renfort de poids dans le bras de fer qui les oppose à l’Etat sur les tarifs de leurs consultations : deux tiers des Français sont favorables à une hausse de ces prix selon un sondage Elabe pour Les Echos.

Les Français sont même généreux, puisqu’ils approuvent le principe d’une hausse du tarif des consultations d’au moins 5 euros. Soit plus que les 30 euros par consultation réclamés par les syndicats de médecins. Ce soutien massif témoigne de trois choses. D’abord, de la très bonne image dont bénéficie la profession médicale auprès de l’opinion publique. Le personnel hospitalier n’est pas le seul à être plébiscité, les médecins de ville aussi.

Il faut y voir aussi la volonté de lutter contre les déserts médicaux. Dans un pays où près d’un habitant sur deux a le sentiment qu’il est de plus en plus compliqué d’avoir accès à des soins de qualité, mieux payer les médecins, c’est améliorer l’attractivité de la profession et donc susciter des vocations un peu partout sur le territoire.

L’illusion d’une augmentation qui ne coûterait rien

La santé est donc le seul domaine où nous sommes collectivement prêts à payer davantage malgré l’inflation… à condition d’être remboursés par la Sécurité sociale ! C’est le troisième enseignement de ce sondage. C’est à la fois le plus révélateur et le plus intéressant.

Si les Français sont prêts à être si généreux avec leurs médecins de ville, c’est parce qu’ils ont l’impression que cela ne va rien leur coûter. La preuve : les deux tiers d’entre eux sont hostiles au projet du gouvernement de faire passer la franchise par boîte de médicaments de 50 centimes à un euro. Un effort pourtant très modeste, mais qu’ils auraient à financer sur leurs deniers.

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En fait, si la plupart de nos compatriotes sont si prompts à dépenser toujours plus pour renforcer notre modèle social, c’est qu’ils vivent dans l’illusion qu’il ne leur coûte rien. Une illusion qui empêche toute réforme d’envergure. Il serait temps que nous comprenions ce que Margaret Thatcher a enseigné aux Britanniques dans les années 80. L’argent public n’existe pas, il n’y a que l’argent des contribuables !

François Vidal

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