Inflation : Les Français vont-ils devoir renoncer au petit déjeuner ?

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Il y a de quoi être inquiet sur l’avenir du petit-déjeuner des Français. Le cours du sucre que vous aimez mettre dans votre café est au plus haut depuis 2011. Le cours du cacao est à un plus haut depuis 1980. Et le jus d’orange a été multiplié par deux depuis 2015.

Première explication à cette flambée des cours, la matière première agricole. Pour que la récolte soit bonne, de nombreuses conditions doivent être réunies. Les agriculteurs doivent au préalable croire au potentiel d’une denrée pour investir.

Il faut ensuite que la météo joue le jeu. Il faut le bon équilibre entre de la pluie mais pas trop, et du soleil, mais pas trop ! Or aujourd’hui, on est dans une période de plus forte volatilité météorologique. On a des pics plus forts, avec cette année le phénomène El Nino qui part d’un réchauffement des eaux du Pacifique, perturbe le climat et impacte les récoltes.

Les prix de l’orange, du sucre et du cacao grimpent

Et pour certaines matières premières comme les oranges, le sucre ou le cacao, la production est concentrée dans très peu de pays. Un incident climatique localisé comme un ouragan peut avoir un énorme impact. Sur des marchés agricoles tendus, il suffit qu’il se forme un déséquilibre entre l’offre et la demande pour que les prix flambent. C’est ce qui se passe en ce moment.

Nos petits-déjeuners vont-ils devenir hors de prix ? Relativisons. Si les prix de l’orange, du sucre et du cacao grimpent, ceux de l’arabica, du lait ou des céréales baissent. Cela ne compense pas forcément, mais ça peut contribuer à atténuer l’effet inflationniste sur notre petit-déj.

L’inflation touche tous les secteurs, y compris dans l’agroalimentaire

Dans le prix final que l’on paye en supermarché, le coût de la matière première ne représente parfois qu’une faible part. Dans le jus d’orange ou le lait, les variations ont davantage d’impact car on parle de produits peu transformés. Mais pour les corn-flakes ou le pain, le prix du mais ou du blé ne représente qu’une part marginale du coût final. Mais on est dans une période d’inflation qui touche tous les secteurs y compris l’agroalimentaire.

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Le prix de la logistique, du carton ou du plastique d’emballage restent très élevés. Le prix de l’électricité, même s’il s’est calmé, est aussi à la hausse par rapport à 2020. Les salaires aussi ont augmenté. Difficile donc pour les industriels de s’engager sur des baisses de prix. On ne va pas être obligé de se passer de petit-déjeuner… mais il sera sans doute plus cher ou un peu moins copieux ou gourmand.

David Barroux

 

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