Dès la cérémonie d’ouverture, on savait que la Seine serait une des stars de ces jeux de Paris 2024. Les travaux de dépollution se poursuivent, avec en ligne de mire l’ouverture de sites de baignade dans Paris intra-muros. Frédéric Vallois, directeur de National Geographic France revient sur l’histoire mouvementée de ce fleuve.
Le travail de longue haleine pour dépolluer la Seine, enjeu écologique et de santé publique, ne s’arrêtera pas aux JO de Paris. « La Seine sera rendue aux Parisiens », se félicite Frédéric Vallois. Trois sites de baignade ouvriront l’an prochain, du côté de Bercy, du Bras Marie et de Grenelle, qui resteront tout de même soumis aux aléas des précipitations.
Les Parisiens ont cessé de se baigner dans la Seine il y a un siècle, après l’interdiction de 1923 pour des raisons des pollution et de dangers liés au trafic fluvial. On n’hésitait pas à y plonger pourtant depuis le 17ème siècle, malgré les mauvaises conditions d’hygiène. Le fleuve qui traverse Paris a longtemps un grand dépotoir, une décharge pour les eaux usées ou les déchets, mais où on lavait son linge !
Les cendres de Jeanne d’Arc ont été dispersées dans la Seine
« C’est le paradoxe de la Seine qui n’a pas été considérée du tout en tant qu’élément naturel et écologique. Et pourtant on la retrouve dans le patrimoine français ». Et Frédéric Vallois de citer les grandes heures de ce fleuve : l’arrivée de vikings au 9ème siècle, la dispersion des cendres de Jeanne d’Arc, et la remontée de la dépouille de Napoléon.
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La Seine est partout dans les romans du 19ème siècle, chez Flaubert, Hugo, Balzac, chez les peintres impressionnistes comme Renoir, Monet, Berthe Morisot et également au cinéma. On pense au film d’animation Un monstre à Paris et sa chanson La Seine interprétée par Vanessa Paradis et M. « Elle a été à la fois célébrée et méprisée » constate l’invité de la matinale.
Béatrice Mouedine
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