JO de Paris : Pierre de Coubertin voulait des jeux inclusifs, « c’est une évidence », selon son arrière-petite-nièce Diane de Navacelle de Coubertin

CHINE NOUVELLE/SIPA

Elle fait vivre la mémoire de son illustre aïeul : Diane de Navacelle de Coubertin, auteure de l’ouvrage Pierre de Coubertin, Eduquer par le sport et pour la paix (éd. Débats Publics) était l’invitée de la matinale de Radio Classique ce lundi 29 juillet. 

« La philosophie de l’olympisme, c’est se battre pour les choses auxquelles on croit, pour ce qu’on a envie de faire bouger, pour les gens qu’on aime ». L’arrière-petite-nièce du baron de Coubertin rappelle ainsi quel esprit l’a animé au moment de fonder les Jeux Olympiques modernes. Il a même inventé le néologisme « olympisme », entré dans le dictionnaire seulement en 1988.

Diane de Navacelle de Coubertin résume ce qu’est cet esprit olympique : « avoir une attitude positive, constructive, combative », et tient à rectifier une idée reçue. « Contrairement à ce que l’on pense, Pierre de Coubertin n’a pas déclaré que ‘l’essentiel est de participer’. La vraie phrase est : ‘l’important est de s’être bien battu' ». Le but est d’aller chercher « son » excellence, souligne-t-elle, et ne « jamais lâcher ses rêves ».

Il avait un fils handicapé

Dans son livre, l’invitée de Virginie Phulpin souligne que Pierre de Coubertin voulait des jeux inclusifs, en déclarant : « tous les sports, pour tous. Nul doute, les gens vont dire que c’est une idée complètement utopique. Cela m’est égal, je sais que c’est possible ».

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Le sens de ce « tous » qu’il évoque, ne peut pas être celui qu’on entend aujourd’hui, souligne Diane de Navacelle de Coubertin, mais il s’en rapproche : « Vous savez, il avait deux enfants, dont un fils, Jacques, qui était handicapé, probablement autiste. Il était très sensible [à la différence], contrairement à son époque et sa société » résume-t-elle.

Béatrice Mouedine

 

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