En 885, au cœur du IXe siècle, les Parisiens voient arriver sur la Seine d’innombrables drakkars. C’est le début d’une épreuve de force cruelle et inattendue pour une ville encore réduite à l’île de la Cité, enserrée dans les bras protecteurs de son fleuve.
A la fin du IXe siècle, Paris se déploie mais sa taille est encore loin de celle qu’on lui connaît aujourd’hui. La Seine est alors une protection utile car depuis la mort de Charlemagne, sept décennies plus tôt, une menace s’est précisée dans les terres fertiles de l’Europe de l’Ouest : celle des hommes du Nord.
On a pris l’habitude de les appeler les « Vikings », à la manière anglo-saxonne. Ces derniers effectuent des raids destructeurs contre les cités et les monastères, qu’ils pillent pour récolter les nombreuses richesses qu’elles recèlent.
En cette froide journée de l’automne 885, un bruit s’est répandu dans Paris : des groupes normands se sont rendus maîtres de Rouen au mois de juillet. Mais il est évident que cette prise n’est pas le but final de ces hommes.
Des centaines de drakkars affluent sur la Seine
A partir de ce qui constitue une tête de pont, ils remontent le fleuve en quête de nouvelles cibles à mettre à sac. Au sommet des murailles et des tours de Paris, les gardes ont toutes les raisons d’être sur le qui-vive.
Ce que l’on redoutait se confirme : à l’ouest de la ville, des embarcations apparaissent et approchent de plus en plus. Ce sont des drakkars : ces fameux bateaux à fond plat, à voile et munis de rames, qui dévoilent leur terrible et impressionnante figure de proue.
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Ce ne sont pas quelques bateaux, ni quelques dizaines, ni quelques cinquantaines qui débarquent ! Non, il y en a des centaines. Parmi les témoins de cette éruption, un religieux de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés du nom d’Abbon a écrit un poème devenu la principale source sur cet événement qui vit les Vikings atteindre les portes de Paris.
Franck Ferrand vous fait vivre par le témoignage de ce moine le terrible siège de Paris par les hommes du Nord
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