L’attentat de la rue Saint-Nicaise : la conspiration royaliste qui visait à assassiner Napoléon Bonaparte

MARY EVANS/SIPA

En décembre 1800, Napoléon Bonaparte est tout entier absorbé par sa mission, celle de réorganiser la France après 10 ans de chaos. Il affirme son pouvoir et réforme toutes les institutions. L’objectif de Bonaparte est de pacifier le pays. Pour ce faire, il doit notamment éliminer un certain nombre de dissidents, ou au moins les rallier à sa cause.

Sur sa gauche, il y a les Jacobins, et sur sa droite, ceux que l’on appelle les Chouans, ou de façon plus générale les royalistes. La police de Napoléon Bonaparte est plus méfiante que jamais. Les Jacobins sont sous surveillance et complètement privés d’expression.

Il ne faut pas oublier que le 10 octobre de cette année 1800, il y a eu la « conspiration des poignards », un complot visant à assassiner celui qui était alors Premier consul.

Les royalistes sont également très surveillés : on est en pleine pacification de la Vendée. Ces derniers sont tous plus ou moins en train de baisser les armes, mais tous n’ont pas émigré : il en reste à Paris et plus généralement en France. On considère qu’il y a environ 180 000 personnes qui continuent à rester fidèles à l’ancienne monarchie française.

Les royalistes veulent porter le « coup essentiel »

Dans l’armée des contre-révolutionnaires, il y a encore 4 000 hommes : Napoléon va essayer de rallier totalement ce royalisme en amnistiant d’un seul coup tous les émigrés.

Un certain nombre de virulents dans les rangs royalistes vont essayer d’agir le plus vite possible, avant que le régime consulaire ne vire lui-même à la monarchie. La grande idée est de se débarrasser de Bonaparte, en l’enlevant ou même en l’assassinant.

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8 ans après l’exécution du roi Louis XVI, les royalistes n’ont pas dit leur dernier mot. A Londres, où se trouvent les têtes pensantes du mouvement, il y a une expression pour désigner le moment clé tant attendu : on parle du « coup essentiel ».

Franck Ferrand vous raconte les préparatifs de l’attentat de la rue Saint-Nicaise, qui a fait 26 morts et une cinquantaine de blessés

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