Le procès de Madame Bovary : L’oeuvre de Flaubert l’a conduit au tribunal correctionnel

Madame Bovary raconte l’histoire de la femme d’un médecin qui noue des relations adultères pour tromper l’ennui et la médiocrité de la vie provinciale. Dès sa parution, le roman, considéré comme immoral, est attaqué par le procureur de la République et fait un tollé. Franck Ferrand vous raconte l’histoire de ce procès qui fit couler beaucoup d’encre.

Nous sommes en 1857, au début du Second Empire, dans une salle du Palais de justice de Paris. Un homme grave, aux traits tirés s’avance face aux juges et s’installe bien malgré lui au banc des accusés.

Corpulent, affichant une épaisse moustache, il s’agit de Gustave Flaubert. Il est accusé d’avoir offensé la morale publique et la religion dans son premier roman jamais publié, Madame Bovary, qui vient de paraître sous forme de feuilleton dans la Revue de Paris.

« Tout le monde a lu ou veut lire Madame Bovary » assure Flaubert

À ses côtés, se trouvent deux autres accusés : son imprimeur, Auguste Alexis Pilliers et Laurent Picha, le gérant de la revue. Quelques jours plus tôt, dans une lettre, Flaubert, masquant mal son indignation, écrit : « J’honore donc de ma présence le banc des escrocs ».

La salle est comble, et compte nombre de journalistes et critiques parisiens. Tout le monde, dans la capitale, parle de Madame Bovary. « Tout le monde l’a lu, ou veut le lire », résume Flaubert dans une lettre adressée à son frère quelque temps avant le début du procès.

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Que lit-on dans cette Madame Bovary qui met la capitale en émoi ?

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