L’affaire Benjamin Griveaux est le résultat d’un processus détaillé dans la presse ce matin. Philippe Gault vous en a parlé dans sa revue de presse de 8h30, ce mardi 18 février.
Piotr Pavlenski et Alexandra de Taddeo occupaient illégalement une maison du quartier de la Mouzaïa
Libération fait sa une avec « La bande originelle ». Cette bande : Une étudiante en droit, un activiste russe et un avocat dont Libé se demande quel a été le rôle exact. Mais c’est dans l’enquête du Monde daté d’aujourd’hui qu’on en apprend plus, notamment comment s’est organisé ce trio d’instigateurs qualifié de « sans foi ni loi » par les journalistes Raphaëlle Bacqué, Ariane Chemin et Simon Piel, pour pousser le candidat de la République en Marche à se désister.
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On apprend déjà que Piotr Pavlenski et Alexandra de Taddeo occupaient illégalement une maison du quartier de la Mouzaïa, dans le 19e arrondissement de Paris, dont ils avaient fait changer toutes les serrures. Que, lors du fameux réveillon du 31 décembre, Alexandra de Taddéo a évoqué « une importante action » en indiquant que Pavlenski pourrait, à cette occasion, solliciter Juan Branco pour sa défense.
Benjamin Griveaux est au courant de ce qui se trame depuis le mercredi 12 février
Celui-ci reconnaît qu’il s’attendait à quelque chose de l’ordre de ses actions en Russie et qu’il était plutôt enthousiaste. Le 13 février, jeudi dernier donc, après une conférence à laquelle il participait au théâtre du Rond-Point, l’avocat montre les fameuses vidéos à des proches. Selon nos confrères du Monde, Benjamin Griveaux est déjà au courant de ce qui se trame. Il l’aurait appris la veille de la bouche de Mounir Mahjoubi qui aurait été alerté par, je vous le donne en mille, l’équipe de Cédric Villani. Benjamin Griveaux appelle alors l’Élysée où les conseillers d’Emmanuel Macron sont d’avis qu’il peut, malgré tout, poursuivre sa campagne.
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Le chef de l’État lui aurait même dit, je cite : « C’est ta décision. Si tu veux y aller, je te protège et on se met en phalange derrière toi ». Des encouragements qui n’ont apparemment pas dissuadé Benjamin Griveaux de se désister. Selon Le Monde, le candidat de la République en Marche à Paris, dont la côte de popularité était déjà faible, savait que d’autres images compromettantes pouvaient sortir. Benjamin Griveaux qui fait désormais l’objet d’autres pressions. Selon son avocat, Me Richard Malka, un groupe de « gilets jaunes » a publié sur les réseaux sociaux l’adresse et le code d’entrée du domicile de Benjamin Griveaux, qui vit depuis samedi sous protection policière.
Philippe Gault