Aram Khatchaturian

(1903-1978) 20ème siècle

De Rachmaninov, le postromantique, à Stravinsky, le plus novateur, le XXe siècle russe s’est avéré d’une stupéfiante créativité musicale. Comme Prokofiev, c’est dans l’art du ballet que s’est illustré Aram Khatchaturian, très marqué par le folklore de son Arménie d’origine, avec Gayaneh (1942) et Spartacus (1954). Mais celui qui voulait écrire une musique « ni grande, ni petite, mais simplement belle, ouverte, épanouie, heureuse de vivre » a su aussi élargir son inspiration aux mélodies de sa Géorgie natale et de l’Azerbaïdjan, et composer de brillants concertos, dont un pour piano lui valant le Prix Staline en 1941.

Khatchaturian est pourtant sévèrement critiqué en 1948 par le Comité central du Parti Communiste pour ses « tendances modernistes », comme Prokofiev ou Dmitri Chostakovitch.

Francis Drésel, directeur de la programmation musicale de Radio Classique