Quelles seront les conséquences économiques du report des JO de Tokyo en 2021 ?

Les Jeux Olympiques de Tokyo vont être repoussés d’au moins un an, en raison de l’épidémie de coronavirus.

 

Une décision catastrophique pour les sportifs en quête de sponsors

Schématiquement, on peut se dire que cet ajournement va faire trois grands types de perdants. Le premier, c’est le Japon et Tokyo, qui devaient accueillir les Jeux fin juillet. Le second, c’est le mouvement sportif, les fédérations et les athlètes. Les derniers sont les télévisions, qui devaient couvrir les JO, qui sont après la Coupe du Monde de football l’un des plus grands spectacles de la planète. Mais en fin de compte, le plus grand perdant, c’est le sport. Les Jeux olympiques ont deux caractéristiques majeures.

 

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D’abord, cet événement ne se tient que tous les 4 ans. Ensuite, ce rendez-vous planétaire met en avant des sports qu’on peut qualifier, sans être désagréable, de mineurs ou secondaires. L’athlétisme, le judo, le cyclisme sur piste, la gymnastique…

 

 

Ces disciplines ne vivent leur heure de gloire que pendant les JO et là, elles vont rester dans l’ombre une année de plus. C’est catastrophique pour plein de sportifs, qui sans les Jeux vont manquer de moyens. S’ils ne brillent pas, ils ne vont pas séduire de sponsors, qui payent déjà moins que pour le foot, le tennis ou la F1.

 

Le Japon va faire face à un casse-tête

Pour de nombreuses fédérations nationales, ce report implique l’obligation de vivre une année de plus à l’arrière plan. Pour les chaînes de télévision et le pays organisateur, cela sera en revanche gérable. Un report est toujours mieux qu’une annulation. Pour le secteur audiovisuel, il va falloir trouver des programmes de remplacement. Si cela est compliqué, ce n’est pas impossible. Même si les Jeux sont un moyen de rajeunir l’audience, le bilan économique de la couverture d’un tel événement n’est pas toujours génial.

 

 

Les droits sont coûteux et comme il y a du décalage horaire et que les sportifs nationaux ne brillent pas toujours, les recettes sont incertaines. Pour le Japon, le report va être un casse-tête, parce que les chambres d’hôtels étaient louées et que les maisons du village olympique sont déjà vendues. Mais à l’échelle d’un pays comme le Japon, ils vont pouvoir encaisser le choc et se dire qu’ils vont avoir une année de plus pour être complètement prêts.

 

David Barroux