Coronavirus : Airbus redémarre ses usines

Une semaine après le début du confinement, certaines usines, comme celles d’Airbus, commencent à redémarrer. Un nouvel élan, qui devrait s’accélérer grâce aux précautions prises par les entreprises et aux primes compensant le risque d’infection des ouvriers.

 

Airbus annonce un redémarrage progressif de ses usines

Si l’activité ne redémarre pas un tant soit peu, la France va vraiment souffrir à court, comme à moyen termes. Pour l’instant, les chiffres sont alarmants. On ne fait tourner nos usines qu’à 25% de leurs capacités ; le pays est à l’arrêt. Dans le métro à Paris, le trafic s’est effondré de 80%. Constat normal puisque l’on a dit aux gens de rester chez eux, que le virus était dangereux et qu’il fallait se confiner. Du coup, les Français suivent globalement les consignes mais notre appareil industriel ne doit pas s’enrayer.

 

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Il faut que l’on maintienne un niveau d’activités et donc, il faut que l’on redémarre. Une nécessité envisageable. Un exemple en témoigne. Airbus, notre champion de l’aéronautique, a annoncé hier que ses usines allaient redémarrer progressivement.

 

 

Une décision prise alors que la semaine dernière, le groupe déclarait qu’il fermait tous ses sites européens pour quatre jours. Le temps, en fait, de s’adapter et de se préparer à produire en période de crise sanitaire. Il a ainsi donné des consignes à ses ouvriers et il a pris des mesures de précaution.

 

Une semaine très anxiogène à surmonter

Certes, Airbus n’est pas n’importe qui. C’est une très grande entreprise avec beaucoup de moyens qui peut prendre des mesures complexes et coûteuses. Et puis, comme ils sont présents en Chine, ils ont aussi l’expérience d’un arrêt et d’un redémarrage dans un pays frappé par le coronavirus. Pour le reste de l’industrie, malgré les disparités, on peut être relativement confiant. Je pense que la semaine qui vient va être anxiogène, car le nombre de personnes atteintes et de morts en France va inexorablement monter.

 

 

Ce n’est pas de nature à pousser les gens à sortir de chez eux pour reprendre le travail. D’un autre côté, les entreprises ont commencé à se prendre en main. La semaine dernière, elles se sont engagées dans la guerre du gel hydroalcoolique. Aujourd’hui, elles s’engagent sur les masques. Ces sociétés vont définir un nouveau mode de travail, vont équiper et former leurs salariés.

 

 

Sans compter qu’elles sont de plus en plus nombreuses à proposer des primes. Si le travail rapporte plus que le chômage partiel et qu’aller travailler n’apparaît plus comme si risqué, l’activité va incontestablement reprendre.

 

David Barroux