Quelle musique pour améliorer son endurance ?

De nombreuses études ont montré, en utilisant la neuro-imagerie cérébrale et des mesures physiologiques, que la musique produit un effet de synchronisation biologique chez l’homme, et notamment au niveau cardiaque.

Améliorer son endurance avec Ravel, Mozart et Beethoven

Pour que la musique agisse sur votre endurance, il faut une musique avec un tempo légèrement plus élevé que le rythme cardiaque d’une personne. C’est un phénomène également bien documenté chez l’animal. Pour maintenir une forme d’endurance, les joggeurs écoutent d’eux-mêmes des musiques qui vont maintenir un rythme, une pulsation sur laquelle ils vont se caler. Ce n’est pas forcément la pulsation cardiaque in fine. Ce peut être la pulsation des pas. Mais elle va permettre de maintenir l’endurance grâce à un effet de motivation et la sécrétion de substances qui vont agir contre la fatigue. De plus, la musique a tendance à nous distraire et à détourner notre attention de la douleur. Cet effet se démontre notamment lorsque la musique est utilisé pour l’hypnose.

> Le Boléro de Maurice Ravel

Les juteux droits d’auteur du Boléro ont donné lieu à une longue bataille juridique opposant les héritiers testamentaires du frère de Ravel et les petits-neveux du compositeur (mort sans enfant) qui se sentaient lésés. Depuis le 2 mai 2016, l’œuvre est désormais dans le domaine public.

(Le Boléro de Ravel par l’Orchestre philarmonique de Vienne dirigé par Gustavo Dudamel)

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> Le Rondo « Colère pour un sou perdu » de Ludwig van Beethoven

Voilà un rondo bouillonnant, entre furie et humour.

(Interprétation de David Kadouch, nominé comme révélation soliste instrumental aux Victoires de la musique 2010)

 

> La Marche turque (Sonate pour piano nº 11) de Wolfgang Amadeus Mozart

A l’époque de Mozart, on appelle “turque” tout ce qui fait référence à l’Empire Ottoman, bien plus étendu que l’actuelle Turquie. Les coutumes du pays, perçues comme “exotiques” par les Européens, déclenche une fascination qui vire au phénomène de mode. La musique n’y échappe pas, et Mozart s’en inspire également dans une autre de ses œuvres : l’opéra L’Enlèvement au sérail.

Découvrez l’interprétation de Lang Lang, avec le Philharmonique de Vienne sous la direction de Cristoph Eschenbach

Nicolas Goumont

 

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