Invasion du Capitole : La police américaine est-elle nulle ?

Comme si le variant Britannique qui fait la une du Parisien – Aujourd’hui en france ne suffisait pas, les journaux français nous expliquent que les institutions américaines sont au bord de l’écroulement. Alors que l’on se demande si la démocratie américaine est menacée, une autre question pointe le bout de son nez, celle de la responsabilité de la police : a-t-on assisté au 11 septembre des forces de l’ordre et de la sécurité civile ?

Pour le Figaro, l’absence des forces de sécurité est tout simplement incompréhensible

Un film qui circule sur les réseaux sociaux montre l’amateurisme et l’échec d’une police du Capitole débordée bien trop rapidement et facilement par un flot de manifestants surexcités. « Une fois que les marches du Capitole ont été submergées, c’est tout le bâtiment et ses nombreuses entrées et fenêtres faciles d’accès qui était au mains de la foule » souligne un ancien responsable de la police du Capitole. Toujours selon le Figaro, même si les services de Police ont noté une hausse des réservations de bus, cette manifestation a été très largement sous-évaluée. Malgré ses 2000 membres et son budget de 460 millions de dollars annuels, les forces de l’ordre du Capitole étaient en effectif réduit à cause du Covid.

 

 

Pourtant malgré ce sous-effectif, aucune agence de sécurité fédérale n’a été appelée en renfort, le Figaro cite dans ses colonnes un expert en sécurité qui confie au Washington Post l’existence d’un plan de sécurité mais le manque de monde pour le mettre en œuvre. Le New York Times s’est également demandé pourquoi les gardes nationales n’ont été mobilisées que trop tardivement et va jusqu’à sous-entendre que Trump n’a pas voulu envoyer de renforts contre ses propres supporters. Le constat est encore plus accablant si l’on compare le maigre dispositif de mercredi avec celui du 1er juin. Ce jour-là, pour protéger la Maison Blanche des manifestants du mouvement Black Lives Matters, ces mêmes autorités n’avaient pas lésiné sur les moyens.

David Abiker

 

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