Bradley Cooper : acteur, chanteur… contrebassiste ! On découvre sa passion pour Bernstein et la musique classique

On connaissait Bradley Cooper acteur et chanteur, on le découvre musicien et passionné de direction d’orchestre ! Le film consacré à Leonard Bernstein Maestro, qui sortira cette année sur Netflix, sera le 2e long métrage réalisé par Bradley Cooper. 4 ans après avoir coécrit, coproduit, joué et réalisé le film à succès A star is born (avec Lady Gaga), le cinéaste américain tenait particulièrement à ce projet qui a failli être réalisé par Martin Scorsese et Steven Spielberg.

À 8 ans, Bradley Cooper avait demandé une baguette de chef d’orchestre pour Noël

Initialement, en 2015, c’est Martin Scorcese qui avait eu l’intention de réaliser un film sur Leonard Bernstein avec le studio Paramount mais, trop occupé par le tournage et la sortie de The Irishman (distribué par Netflix) il avait laissé tomber l’affaire. Par la suite Steven Spielberg décida de s’y intéresser mais le réalisateur et producteur américain était déjà en pleine préparation de sa reprise de West Side Story, sorti l’an dernier. Finalement, c’est Bradley Cooper qui hérita du projet sur lequel il a avoué travailler depuis une dizaine d’années. Peu de gens le savent, mais il joue de la contrebasse, et a pris des leçons de chants avec le ténor Mark Nicolson. Il a aussi passé des centaines d’heures à s’entraîner à la direction d’orchestre. Interviewé le 12 janvier dans le show de Stephen Colbert sur CBS, Bradley Cooper a raconté combien ce film lui tenait à coeur et comment il a convaincu Steven Spielberg de lui en confier la réalisation.

A lire aussi

 

Bradley Cooper a expliqué que, plus que la vie de Leonard Bernstein, c’est sa passion pour la direction d’orchestre qui a forgé sa détermination. L’acteur/réalisateur/producteur raconte qu’à l’âge de 8 ans il avait même demandé une baguette de chef d’orchestre comme cadeau de Noël et que, pour l’examen de son MFA (Master of Fine Arts) à l’université de Georgetown, il avait créé le personnage d’un chef d’orchestre pour lequel il avait écrit un monologue. Pour inciter Steven Spielberg à lui laisser réaliser le biopic sur Bernstein plutôt que d’en interpréter le rôle-titre, Bradley Cooper explique qu’il a convaincu son glorieux aîné en l’invitant à visionner des rushes de son premier film comme réalisateur A star is born pendant le montage. Une confiance accordée par Steven Spielberg qui a pu superviser le tournage de Maestro en tant que co-producteur associé à Martin Scorsese mais également à d’autres grands noms du cinéma américain tels que Todd Phillips, réalisateur de Joker (dont son ami et associé Bradley Cooper était coproducteur) ou encore la productrice Emma Tillinger Koskoff (Les Infiltrés, Le Loup de Wall Street, Silence…).

Bradley Cooper a acquis l’exclusivité des droits des musiques de Bernstein

C’est plus précisément la relation complexe entre Leonard Bernstein (qui révéla son homosexualité en 1976) et son épouse, l’actrice d’origine chilienne Felicia Montealegre, que Bradley Cooper a souhaité relater dans le film  que Netflix proposera d’ici la fin de l’année 2022. Pour travailler l’écriture du scénario, le cinéaste, révélé comme acteur dans la trilogie Very bad trip, a collaboré avec 3 des enfants du grand pianiste, chef d’orchestre et compositeur, Jamie, Alexander et Nina.

A lire aussi

 

Pour l’aider à l’écriture du scénario, Bradley Cooper a également fait appel à une pointure, Josh Singer qui a obtenu, Oscar 2016 du meilleur scénario original pour Spotlight de Tom McCarthy et avait déjà travaillé sur le projet de Martin Scorsese. De plus, Bradley Cooper a acquis l’exclusivité des droits des musiques de Leonard Bernstein. Ce qui, non seulement, lui a garanti une grande liberté de choix dans les musiques qui illustreront son film mais lui a aussi permis d’éloigner la menace de voir aboutir le projet d’un autre acteur/producteur, Jake Gyllenhaal, qui souhaitait, en 2018, jouer et produire un biopic lui aussi consacré au grand compositeur américain.

Philippe Gault

Retrouvez l’actualité du Classique