Abba : Le groupe suédois s’inspire de Tchaïkovski dans son nouvel album

La sortie le 5 novembre du nouvel album d’Abba, Voyage, après 40 ans de silence, est l’événement discographique de cette fin d’année. Parmi les 10 morceaux de ce neuvième (et ultime) album studio du groupe suédois aux près de 400 millions de disques vendus, le dernier morceau Ode to freedom dont toute l’introduction est inspirée d’une œuvre de Tchaïkovski.

Ode to freedom inspiré par Le Lac des cygnes

Il ne faut que 7 secondes à l’écoute du titre Ode to freedom, le dernier morceau du nouvel album d’Abba, pour reconnaître les principaux éléments de la mélodie de la valse du ballet Le Lac des cygnes dont Piotr Ilitch Tchaïkovski a signé la musique en 1876 sur commande de l’Intendant du grand théâtre de Moscou.

A lire aussi

 

Tout y est, à quelques notes près et notamment la mélodie entêtante de la valse en la majeur du 1er acte. En écoutant bien l’arrangement du groupe suédois on peut remarquer toutefois que le rythme des cordes est soutenu par une basse et que la mesure est un 4/4 plus « pop » que le 3/4 original de Tchaïkovski, plus conforme au tempo traditionnel de la valse qui mettait en scène le prince Siegfried, ses amis et les villageois de son royaume.

 

Benny Andersson écoute Jean-Sébastien Bach tous les soirs

Dans un entretien accordé à la radio britannique Classic FM, Benny Andersson, le pianiste et co-compositeur du groupe, confie sa passion pour la musique classique qu’il a découverte dès l’âge de 5 ans à l’école grâce à Edvard Grieg. Plus tard il se passionna pour Gioacchino Rossini puis, surtout, pour Jean-Sébastien Bach. « Avec une préférence pour ses sonates et partitas pour violon, ses suites pour violoncelle. Et puis j’admire son travail sur les chœurs. J’ai presque tout Bach sur mon téléphone. Tous les soirs en me couchant j’écoute du Bach »  avoue-t-il. Pianiste de formation, Benny Andersson confie également toujours écouter beaucoup d’œuvres de Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven et Claude Debussy qu’il trouve « très moderne ».

Philippe Gault

Retrouvez l’actualité du Classique