« Pourquoi la Cour Pénale Internationale ne s’est-elle jamais intéressée à Xi Jinping et Erdogan ? » lance Franz-Olivier Giesbert sur Radio Classique

UPI/Newscom/SIPA

La Cour Pénale internationale a réclamé des mandats d’arrêts contre Benjamin Netanyahu et des dirigeants du Hamas dans le cadre du conflit entre Israël et le Hamas. Une décision qui a provoqué de vives réactions, notamment celle de l’écrivain et éditorialiste Franz-Olivier Giesbert, qui estime que la CPI choisit ses combats.

Sur le sujet brûlant de la guerre entre Israël et le Hamas, Franz-Olivier Giesbert plaide pour « appeler un chat, un chat ». « Toutes les institutions internationales, à commencer par l’Onu, sont vérolées », affirme-t-il. Les Nations Unies ont récemment reconnu avoir fait une erreur sur le nombre de victimes à Gaza, en évaluant à la hausse la proportion de femmes et d’enfants tués.

S’agissant de la Cour Pénale internationale, l’éditorialiste de Radio Classique chaque jeudi dans Esprits Libres pointe la personnalité de Karim Khan, le procureur général. « Un homme ‘courageux’ qui a défendu le fils de Kadhafi et qui a un joli tableau de chasse, notamment Poutine ».

Karim Khan « a voulu se payer Israël »

Il explique s’interroger sur les choix de la CPI, chargée de juger les personnes accusées notamment de génocide, de crime de guerre et de crime contre l’humanité : « Pourquoi monsieur Karim Khan ne s’est-il jamais intéressé à Erdogan [le président turc, accusé de réprimer dans la violence le mouvement kurde] ? Il massacre depuis des années les Kurdes du Rojava, en Syrie.

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On pourrait aussi parler du dirigeant chinois Xi Jinping et de Nicolas Maduro [qui a poussé à l’exil] plus de 5 millions de Vénézuéliens ». « Il a voulu se payer Israël », conclut Franz-Olivier Giesbert, qui aussure que la plupart des organisations internationales sont en train de perdre en crédibilité.

Béatrice Mouedine

 

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