Les compagnies aériennes low cost repartent à l’assaut de la ligne Paris-New York

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Dans l’aérien, les compagnies comme Ryanair ou EasyJet sont devenues les seigneurs du ciel européen et aux Etats-Unis, les vols intérieurs font la fortune de JetBlue ou Southwest. Mais le modèle low cost n’a jamais réussi à s’imposer sur les liaisons longue distance.

 

Un aller-retour coûte 500 euros sur une compagnie low cost

En période de sortie de crise Covid, plusieurs acteurs comme French Bee, Jetblue ou Play et depuis ce week-end Norse Atlantic, ont quand même décidé de repartir à l’assaut du marché transatlantique en proposant des billets à prix très bas. On parle d’un aller-retour à 500 euros. Certains pensent que le moment est revenu de tenter l’aventure. Mais alors, pourquoi certains tentent leur chance aujourd’hui ? Déjà, parce que la demande est là et que les prix ont flambé sur les compagnies traditionnelles. Depuis cet hiver, sur l’Atlantique Nord, on est presque revenu au niveau pré-Covid en nombre de billets vendus. Dans le même temps, les prix ont bondi de 10 à plus de 30%.

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Le low cost représente 4% de l’offre sur le transatlantique

Il y a de la demande et un espace économique. Surtout qu’avec la crise, certaines compagnies ont pu récupérer, à très bon prix, des avions. Et les nouvelles générations de monocouloirs comme les A350 ou 320 ou les Boeing 787 ont plusieurs avantages. Ils ont un rayon d’action qui permet de faire un Paris-New York et ils sont équipés de moteurs bien plus économes. Cela permet de se lancer avec des coûts qui sont plus maîtrisés que dans le passé où il fallait forcément un 747 ou un triple 777. Et si l’on veut vendre des billets pas chers, il faut commencer par garder sous contrôle ses coûts d’exploitation. Pour l’instant le low cost ce n’est que 4% de l’offre sur le transatlantique. C’était 8% en 2018. Les conditions sont donc réunies pour qu’au moins, le décollage de ce segment de marché se passe bien.

David Barroux

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