Si le marché de l’immobilier peine à sortir de la crise dans laquelle il est plongé depuis plus d’un an, l’immobilier de luxe semble lui bien se porter. La présidente d’Emile Garcin Propriétés, groupe qui propose à la vente des maisons, châteaux et appartements situés parmi les tranches de prix les plus élevées du marché, était vendredi 22 mars l’invitée de Comment j’ai réussi.
Nathalie Garcin est à la tête de 27 agences, qui proposent à la vente des propriétés luxueuses qu’elle préfère appeler des « biens remarquables ». « Ce n’est pas la taille qui fait la beauté » des biens sélectionnés par l’« entreprise familiale » créée par son père il y a 60 ans, explique la cheffe d’entreprise.
Avec 150 salariés, l’entreprise est la seule en France à ne pas fonctionner sur le modèle de la franchise. « Si on est franchisés, on ne se connait pas les uns les autres », explique-t-elle, assurant qu’à Emile Garcin, « on se parle et on s’envoie des clients tous les jours ».
La hausse des taux d’intérêt a peu d’impact
Si l’entreprise a pu réaliser 220 transactions en 2023, c’est que l’immobilier de luxe se porte mieux que l’immobilier en général qui est « plus compliqué », selon Nathalie Garcin. En effet, la hausse des taux d’intérêt n’a qu’un faible impact sur les décisions financières de la clientèle qui s’intéresse à l’immobilier de luxe. Elle note cependant que le niveau des prix a baissé « entre 10 et 20% » pour les biens qu’elle propose, sauf pour « le très très beau » et « l’exceptionnel ».
De plus, la clientèle d’Emile Garcin Propriétés se compose d’environ 20% de clients étrangers, souligne sa présidente, notamment d’Américains « qui veulent passer une ou deux années avec leurs enfants en famille à Paris », mais aussi des personnes venant de Suisse, de Belgique ou de différents pays du Moyen-Orient.
A lire aussi
L’entreprise « manque toujours de biens » pour répondre aux demandes des personnes qui cherchent à acquérir une propriété, ajoute-t-elle. « Des biens remarquables, il n’y en a pas tant que ça ». Une propriété serait également plus difficile à vendre s’il comporte le moindre défaut, comme le manque d’ascenseur pour un appartement par exemple.
Ella Couet
Retrouvez tous les articles liés à l’actualité économique