Croisières : Malgré les écueils sanitaires et écologiques, les paquebots maintiennent le cap  

SYSPEO/SIPA

Symbole du tourisme de masse, les croisières, dans l’imaginaire populaire, sont celles qui sont passées sur de lourds paquebots aux conséquences écologiques désastreuses. Cependant, après la période de creux du tourisme, ce marché repart à la hausse tandis que l’offre se diversifie, attirant des publics variés aux quatre coins du monde.

Les croisières sortent d’une période très difficile. Pendant la pandémie, tout s’est arrêté et le redémarrage a été un peu lent car ils avaient gardé l’image de nid à Covid. Les passagers hésitaient à réserver des places sur les paquebots par peur de se retrouver prisonniers en cas de résurgence de la maladie.

Le secteur a aussi été et reste très critiqué par les écologistes, qui mettent en cause son impact sur le climat et sur les océans. En dépit de ces déconvenues, le secteur a connu un incroyable rebond. Les principaux groupes enregistrent une croissance à deux chiffres et, cette année, le nombre de passagers devrait repasser au-dessus du record de 2019, soit plus de 31 millions de vacanciers.

Un public de nouveau friand de croisières

La demande est forte sur ce marché quasi mondial. Des clients en Amérique, en Europe, en Asie sont attirés par des prix d’appel peu élevés. C’est une manière de voyager sans trop de stress puisque c’est en quelque sorte l’hôtel flottant qui se déplace. Un style qui convient bien aux personnes âgées comme aux familles.

En outre, les croisières existent dans toutes les gammes de prix, de la cabine standard aux cabines de luxe sur de petits navires d’exploration avec des conférences haut de gamme au lieu des piscines et des boîtes de nuit.

Du fait de sa grande diversité, l’offre ne cesse de se développer. D’ici 2028, la capacité devrait augmenter de presque 20 %. 44 nouveaux paquebots sont attendus, dont 14 rien que cette année.

Croisières : les écueils du sur-tourisme et du gigantisme

Le secteur est critiqué pour son gigantisme. En début d’année prochaine, le plus gros paquebot du monde, le Icon of the Seas accueillera 7.600 passagers et 2.350 membres d’équipage. Il contient 6 piscines sur 365 mètres de long, ce qui correspond à quatre terrains de foot ou 15 terrains de tennis.

Ce moyen de transport favorise le sur-tourisme, et débarque des milliers de passagers dans des villes ou des îles qui ne sont pas prévues pour de tels volumes de touristes sur des périodes très courtes.

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Il faut sans doute que les compagnies choisissent bien leurs destinations en fonction des navires, mais il faut surtout qu’elles investissent plus vite et plus massivement dans de nouvelles générations de motorisation comme les paquebots au GNL qui sont déjà 20 % moins polluants. Si le secteur ne se prend pas en charge, de toutes les manières, il sera encadré et sanctionné. C’est son intérêt de réfléchir à sa croissance.

David Barroux

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