Langue française : « C’est trop de la balle » ou « la classe à Dallas », les expressions cultes des années 70, 80 et 90

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Voici un petit cocktail d’expressions ressurgies des années 70 à 90. Madeleines de Proust ou curiosités : découvrez ces petites phrases qui ont marqué la jeunesse et l’adolescence des quadragénaires. 

 

C’est trop de la balle, une expression oubliée venue du football

Commençons par l’incontournable : « c’est trop de la balle », pour marquer son enthousiasme. Dans l’argot des années 90, « la balle », c’est le top, l’excellence.

On pense que l’expression vient du monde du football : la balle, c’est ce qu’on cherche, ce qu’on veut avoir. Quant à « trop », utilisé comme intensificateur positif, c’est une autre marque de fabrique de cette époque. On disait aussi « c’est trognon » , pour « c’est trop mignon » .

Aujourd’hui, on dit encore « trop bien » ou « trop cool », ce qui déplaît aux puristes. Mais « trop de la balle », c’est bel et bien fini.

Cool Raoul, une rime d’assonance des années 70

« Cool Raoul »,  qui remonte, lui, plutôt aux années 70. Cette expression a une saveur particulière : c’est une rime d’assonance, qui permet de renforcer le mot, au même titre que « métro, boulot, dodo ». Il faut savoir que « Raoul » ne désigne personne en particulier : il est là uniquement pour la rime et l’effet.

La classe à Dallas, une référence à une série télévisée des années 80

C’est le même esprit, mais cette fois avec une référence directe : Dallas, la série américaine diffusée en France dans les années 80. Dallas incarnait le luxe, la réussite, l’Amérique clinquante.

 

Dire que quelque chose avait la classe à Dallas, c’était lui conférer une élégance hollywoodienne.

Fastoche et pistoche, pour apporter de la désinvolture

Fastoche signifie « facile », avec un suffixe argotique en -oche très populaire en français moderne. On le retrouve dans pistoche pour piscine, ou valoche pour valise, et aussi, paraît-il, pour le prénom Valérie.

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Ce suffixe apporte une sorte de désinvolture. Les Valérie, d’ailleurs, n’apprécient généralement pas qu’on les appelle Valoche.

Oki doki, Dacodac : une marque d’enthousiasme qui vient des Etats-Unis

Enfin, voici deux termes très vintage pour exprimer un accord enthousiaste. Oki doki vient de l’américain okey-dokey, lui-même un redoublement expressif de OK.

Dacodac, c’est la version française : une modification ludique de d’accord. Même sens, même énergie, autre rive de l’Atlantique.

Karine Dijoud

 

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