Festival d’Annecy 2026 : « La Violoniste », l’histoire de l’amitié de deux prodiges, remporte le Cristal du long-métrage

Crédit :TV ON Producciones

Le premier prix du festival du film d’animation d’Annecy 2026 a été attribué au long métrage hispano-singapourien La Violoniste, réalisé par Raúl García et Ervin Han. Le film raconte l’histoire de deux jeunes prodiges du violon dont l’amitié et la passion commune pour la musique sont bouleversées par l’occupation de Singapour pendant la Seconde Guerre mondiale.

Créé en 1960, le festival du film d’animation vient de s’achever, est considéré comme le plus grand rendez-vous international du genre. À l’issue de cette 50e édition de l’événement, à laquelle étaient accrédités plus de 3000 professionnels venus du monde entier, le premier prix – Cristal du long métrage – a été attribué au film The Violinist (La Violoniste) qui a également reçu le Prix Sacem pour une musique originale dans la catégorie « longs métrages ».

Le film, raconte comment une jeune journaliste espagnole, à la recherche de l’origine d’un violon ancien, découvre les destins croisés de Kai et Fei, deux jeunes amis violonistes dont les rêves sont brisés en 1941 par l’invasion japonaise de la Malaisie pendant la Seconde Guerre mondiale.

Kai rejoint alors la résistance et disparaît après la guerre. Fei passe les vingt années suivantes à le rechercher tout en se consacrant à sa carrière de soliste.

La Violoniste triomphe à Annecy 2026 : une première pour un film co-réalisé par un Espagnol

C’est la première fois qu’un film d’animation co-réalisé par un réalisateur espagnol remporte un prix au festival d’Annecy.

Une consécration pour le vétéran Raúl García qui fut le premier spécialiste de l’animation espagnol (et européen) à intégrer les prestigieux studios d’animation Walt Disney au début des années 1990 avec lesquels il a notamment travaillé sur d’immenses succès tels que La Belle et la Bête, Aladdin, Le Roi Lion, Le Bossu de Notre-Dame, Hercule ou Pocahontas, avant de réaliser ses propres films d’animation.

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Le projet du film La Violoniste est né de sa rencontre il y a 10 ans avec Ervin Han. Un processus long notamment parce que certaines séquences ont été très compliquées à finaliser, notamment celles où les personnages jouent du violon qui, ont nécessité plus de 18 mois de travail.

« Aucun de nos animateurs ne joue du violon. Ils ont donc dû s’habituer à la façon dont un violoniste tient l’instrument, l’archet et aux mouvements des doigts. Je ne sais pas si l’équipe a envie de revoir un violon de sa vie », confie avec humour le réalisateur singapourien, interrogé par le site spécialisé animationmagazine.net.

La Violoniste était en compétition avec 10 autres longs-métrages, parmi lesquels Carmen, l’oiseau rebelle, déjà présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes en mai dernier. Le film d’animation du réalisateur français Sébastien Laudenbach, librement inspiré de l’œuvre de Georges Bizet, raconte les aventures d’une bande de gamins de Séville prêts à affronter tous les dangers pour éloigner la menace qui plane sur Carmen, jeune femme libre et flamboyante, à laquelle la chanteuse et comédienne Camélia Jordana prête sa voix

Philippe Gault

 

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