Tourisme : les châteaux de la Loire boudés en juillet, cap sur les fêtes de fin d’année

crédit : GILE MICHEL/SIPA

Comme beaucoup de secteurs touristiques cet été, les châteaux ont aussi vécu une baisse de fréquentation durant la grande saison, après plusieurs années fastes. Selon l’association des châteaux de la Loire, les différents domaines de la région ont vu une baisse moyenne de fréquentation entre 15 et 20% aux mois de juin et de juillet.

En Indre-et-Loire, au château de Chenonceau, même les pierres de tuffeau du XVIe siècle n’ont pas suffi à protéger les visiteurs de la chaleur. Si les touristes étrangers ont maintenu leurs visites, les Français ont davantage renoncé à leurs sorties, avec, pour résultat, 10 % de baisse de fréquentation au début de l’été.

« Il y a beaucoup de pièces très chaudes. On a installé des ventilateurs dans la plupart des salles, mais dans un monument historique classé, c’est la seule chose que l’on puisse faire, on ne peut pas climatiser l’entièreté d’un château, ce n’est pas possible. On a des règles architecturales à suivre », affirme Caroline Darras, directrice des projets culturels au château de Chenonceau.

Même si le domaine a aussi été victime de la chaleur, elle estime que le Château de Chenonceau a eu plus de chance que d’autres lieux.

Pour les châteaux de la Loire, l’été 2026 laissera des traces

« Chenonceau s’en tire très bien. Avec 120 hectares de bois, les visiteurs savent que s’il fait trop chaud dans le château, ils vont se promener dans les bois. On loue aussi des barques, le fait d’être sur l’eau c’est beaucoup plus agréable », note-t-elle.

La fréquentation revient peu à peu à la normale en ce mois d’août. Mais cet été 2026 va laisser des traces et amener les directeurs de domaine à revoir leur stratégie pour les années à venir.

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« La grande saison de l’été est sans doute derrière nous. On s’aperçoit que les mois de novembre et décembre, au moment des vacances de Noël sont des fortes périodes. En 2024, nous avons fait plus d’entrées en novembre et décembre qu’en juillet et août », explique Alexis Rousseau-Jouhennet, directeur du château de Valençay dans l’Indre et secrétaire général de l’association des châteaux de la Loire.

Désormais, son objectif est clair : cap sur la période des fêtes de fin d’année pour compenser le manque à gagner de la première partie de l’été.

Vincent Danilo

 

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