Rentrée scolaire 2022 : Ces pénuries qui vont gâcher la vie de vos enfants

istock

La rentrée scolaire aura lieu ce jeudi 1er septembre, et elle s’annonce déjà difficile pour un certain nombre d’élèves français. La presse parle ce matin de pénuries, aussi bien dans les salles de classes que dans les cars scolaires.

Enseignement de l’allemand : il y a 45% de postes non pourvus, indique Le Parisien

« Y aura-t-il un prof dans chaque classe ? » se demande Le Parisien-Aujourd’hui en France qui consacre un long et complet dossier à ce sujet à grand renfort de chiffres inquiétants. En mathématiques par exemple, le ministère de l’Education nationale cherchait à recruter cette année 1035 professeurs. Et ce n’est pas la matière la plus mal lotie ! A quelques jours de la rentrée scolaire, le quotidien indique que c’est pour l’enseignement de l’allemand que le recrutement s’avère le plus compliqué avec 45% de postes non pourvus au concours 2022, devant les lettres classiques (43%), la physique-chimie (33%), et les maths (31%). L’anglais s’en tire plutôt mieux avec seulement 8,6% de postes non pourvus. Le Parisien rappelle qu’Emmanuel Macron a promis, lors de sa campagne, un gros coup de pouce salarial pour une profession sous payée – 3,6 milliards d’euros sont prévus pour 2023 – mais dans son éditorial, Jean-Michel Salvator estime que, si l’argent est nécessaire, il ne peut être la seule réponse au malaise. « Il faut aussi redonner du sens et des perspectives d’évolution à ces métiers » précise-t-il.

A lire aussi

 

 

En France, il y a une pénurie de chauffeurs de cars scolaires

C’est l’autre question que se pose La Croix à sa une : « Y aura-t-il des cars scolaires à la rentrée ? » alors qu’il manquerait, selon les responsables du secteur, de 3700 (pour l’Association des régions de France) à plus de 7500 conducteurs (pour la Fédération nationale de transports de voyageurs). Chauffeur de car scolaire, « un métier en panne d’attractivité » selon le quotidien catholique qui rappelle que ces conducteurs, souvent employés à temps partiel, gagneraient en moyenne seulement 800 euros par mois, un salaire insuffisant pour attirer les candidats. Selon les acteurs du secteur, ce problème de pénurie revient à chaque rentrée scolaire. Cela fait près de 6 ans que ça dure, mais cette baisse des effectifs a pris une dimension particulière après la crise sanitaire du Covid-19. Les chauffeurs ont préféré se tourner vers le transport de marchandise qui a connu un très gros développement. En attendant, on peut lire dans La Croix que les parents de Chloé, collégienne dans l’Ain, ont réfléchi à un plan B s’il y avait des problèmes d’acheminement pour la rentrée scolaire. Le matin c’est sa maman qui l’emmènera à l’école mais pour le soir, ils n’ont toujours pas de solution.

Philippe Gault

Retrouvez toute l’actualité Société